Tueurs de dames

Grande-Bretagne (1956)

Genre : Policier

Écriture cinématographique : Fiction

Archives collège, Collège au cinéma 1999-2000

Synopsis

Vive et alerte malgré ses 77 ans, Margaret Wilberforce habite une maison isolée près de la gare de Kings Cross. Au cours de ses promenades, elle a l’habitude de s’arrêter chez ses amis du poste de police. Ce soir là, sous la pluie, elle est suivie par la silhouette obscure de Marcus, un gangster chevronné qui a choisi la maison de Margaret comme lieu de préparation d’un hold-up particulièrement audacieux. Son plan prévoit la complicité involontaire de Margaret. La vieille dame fait confiance à ce nouveau locataire qui semble très attiré par la musique classique. Sous le prétexte d’une répétition, il introduit ses complices dans la maison : le major Courtney, Mr Lawson surnommé One Round, Harry Robinson et Louis Harvey. Un disque du menuet de Boccherini crée l’illusion, pendant que les gangsters étudient le plan du « professeur » Marcus.

Minutieusement minuté, le hold-up réussit à la perfection. Croyant rendre service à son locataire, Margaret se rend à la gare pour récupérer à la consigne la malle qui contient le butin. Une série de contretemps, due à la personnalité originale de la vieille dame, retarde la conclusion du hold-up. Une maladresse de One Round révèle le pot aux roses. Les gangsters décident alors d’éliminer leur encombrante complice. Un tirage au sort désigne le major pour la basse besogne. Le major préfère se sauver avec le magot. Il est impitoyablement exécuté. Le même sort attend Harry, puis One Round. Les deux gangsters survivants s’affrontent en une lutte à la vie à la mort. Marcus en est l’éphémère vainqueur. Lui aussi finira dans un train roulant à tombeau ouvert.

Margaret vient raconter son aventure à la police. Bien sûr personne ne la croit et le Sergent lui conseille même de garder l’argent du hold-up. Ce qu’elle fera, le cœur léger et l’âme sereine.

Distribution

Margaret Wilberforce

Dans ses vêtements clairs et sous son chapeau fleuri, Margaret Wilberforce est une image vivante de l’Angleterre du temps passé. Elle s’exprime avec assurance dans un vocabulaire classique, même lorsque des mots d’argot viennent colorer sa diction. Elle est attachée aux valeurs de convivialité, d’honnêteté et de justice. Le portrait de son mari défunt, mis en évidence au moment des grandes décisions, la conforte dans ses exigences de droiture. Sa tendance à se mêler de tout et de n’importe quoi, sans qu’on puisse séparer le sérieux de la fantaisie, lui vaut une réputation de vieille dame respectable, mais originale, un tantinet mythomane. Mais ce symbole de l’Angleterre surannée sera « l’élément humain » (selon le mot de Marcus) qui fausse le mécanisme d’un plan parfaitement mis au point.

Marcus

Professeur Marcus, c’est le cerveau, le chef de la bande qui fait irruption dans le sweet home sur le mode de la parodie cinéphilique. Une sorte de M. le Maudit revu et corrigé par l’humour britannique… Et sa silhouette ressemble au sinistre Nosferatu de Murnau. Marcus semble constamment plongé dans une réflexion guidée par le perfectionnisme. Il scrute, observe, remarque. Maniaque du détail, il s’obstine à redresser les tableaux penchés.
Organisateur de génie, il sait trouver les solutions immédiates. Il a le sens de la théâtralité doucereuse lorsqu’il se laisse aller à la sentence philosophique — « Les fenêtres sont les yeux de la maison, les yeux sont les fenêtres de l’âme » ou à la théorie économique qui justifie le vol à main armée : « Le remboursement par les assurances ne coûte qu’un penny à chaque assuré ».
Mais cette intelligence supérieure n’a qu’une faiblesse : elle prévoit tout sauf l’imprévisible. En choisissant la maison disloquée, Marcus ne réussit qu’un hold-up presque parfait.

Le Major Courtney

C’est l’ancien militaire qui présente bien. Chapeau melon, nœud papillon, canne aristocratique et coupe vestimentaire à l’ancienne, le major est le stéréotype parfait de l’officier britannique en retraite. D’emblée, il inspire confiance. Mais visiblement, ce n’est pas un professionnel de la délinquance. Son rôle ne comporte guère de risques. Et dès le contretemps du parapluie oublié, il perd son flegme et révèle sa véritable nature de couard et de lâche. Il ne peut maîtriser son émotion au moment de la courte paille et finira d’une manière lamentable après sa fuite insensée. Sa mise en wagon mortuaire est ironiquement illustrée d’un hommage musical qui parodie les cérémonies militaires.

One Round

Une tête d’épingle (« Pour pouvoir changer d’idée, il faut avoir des idées », lui fait remarquer le Professeur Marcus) et un cœur gros comme ça. Ancien boxeur poids lourd, si One Round ne brille guère par son intelligence, son vote fait basculer la majorité au profit de Marcus lorsqu’il faut approuver « démocratiquement » l’organisation du hold-up. One Round a été engagé pour sa force physique, mais confondant pensée et impulsion, l’ancien pugiliste multiplie les maladresses. Il passe au travers d’une chaise fragile au cours de la chasse au perroquet fugueur, et coince l’étui de violoncelle dans la porte, permettant à Margaret de découvrir le pot aux roses. Et quand la comédie policière se transforme en comédie de meurtres, One Round n’y survivra pas, car au moment décisif, il oublie tout simplement d’ôter le cran de sûreté !

Harry

Il a la gouaille du « cockney » londonien et la tenue vestimentaire du « Teddy boy » des années 50. Personnage en retrait, il est présenté à Mrs Wilberforce par dessus l’épaule de One Round. Malgré son allure décontractée et son bagout, il n’est guère plus intelligent que le retraité du ring. Il ne pèsera pas lourd au moment de l’autodestruction du groupe.

Louis

C’est le méchant absolu. Dernier à pénétrer dans la maison de Margaret Wilberforce, il représente le stéréotype du gangster des vieux films américains. C’est la première fois que Louis « travaille » avec Marcus et il n’est guère docile. Il n’a aucun égard pour qui que ce soit. Avec Louis, on peut craindre le pire. Il est heureux qu’il n’ait pas saisi la courte paille au moment du premier tirage au sort. L’affaire eût été vite réglée. Il a les gestes précis du professionnel chevronné. Toutefois le « méchant » sera vaincu par l’intelligence maléfique de Marcus, au cours d’un duel qui reste un des moments forts du film. Juché sur une échelle descellée, il finira comme les autres dans les fumées des trains, vite rejoint par Marcus qui n’a guère le temps de savourer son éphémère victoire.

Générique

Titre original The Ladykillers
Titre VF Tueurs de dames
Réalisation Alexander Mackendrick
Scénario Alexander Mackendrick et William Rose d’après l’ouvrage de W. Rose
Direction art. Jim Morahan
Photo Otto Heller
Montage Jack Harris
Musique Tristram Cary
Interprétation
Marcus/ Alec Guinness
Le major / Cecil Parker
Louis / Herbert Lom
Harry / Peter Sellers
Mrs Wilberforce / Katie Johnson
One Round / Danny Green
Le Superintendant / Jack Warner
Le sergent / Philip Stainton
Le marchand des quatre saisons / Frankie Howerd
Production Michael Balco
Film Couleurs (35mm : 1/1,37)
Durée 97 mn
Visa n° 17 961 Sortie 1956
Distribution Connaissance du cinéma

Autour du film

Alors que le cinéma britannique fait actuellement l’admiration du monde entier avec les films engagés de Ken Loach, Stephen Frears, Mike Leigh, Terence Davies, Mark Herman ou par les obsessions esthétiques de Peter Greenaway, Tueurs de dames reste le prototype du film de divertissement, loin des problèmes graves et des préoccupations politiques angoissantes. Tueurs de dames tourne le dos au réalisme. Il utilise toutes les possibilités du tournage en studio. Les personnages sont des stéréotypes, des symboles nostalgiques ou des caricatures. C’était le temps des scénarios bien ficelés, avec des situations permettant toute une gamme d’effets comiques classiques : le quiproquo, le gag, la répétition, le contrepoint musical, le mot d’auteur, la performance d’acteurs et la référence parodique.

Dans ce style de comédie, Alexander Mackendrick ne s’embarrasse guère de psychologie dès la mise en place de ses personnages. Aucun d’eux n’évolue. Margaret reste la vieille dame attentionnée, candide et rigoriste qui parle aux gangsters comme à ses perroquets. Les gangsters se confondent avec leurs stéréotypes. Quant aux policiers, ils appartiennent à une mythologie démodée qui amuse les spectateurs aujourd’hui, surtout en Grande-Bretagne.

C’est pourtant cette esthétique du superficiel et de la nostalgie qui fait tout le charme d’une comédie réglée comme un mécanisme d’horlogerie.
Raymond Lefèvre

Autres points de vue

De l’assassinat considéré comme l’un des beaux-arts

« On rit énormément. Et le miracle est qu’on rit alors que d’un bout à l’autre sont employés les procédés les plus classiques et les plus impressionnants du film de terreur et que, lorsqu’on établit le bilan, cela fait pas mal de sang répandu. Mais c’est un des traits de la comédie anglaise que de considérer le meurtre avec un détachement esthétique et d’user de l’assassinat comme d’un argument humoristique. Il y a là sans doute matière à psychanalyse. Il faut, en tout cas, une singulière maîtrise et un rare génie parodique pour garder le bon et éviter les fausses notes dans ces sortes d’entreprises : Alexander Mackendrick possède en abondance cette double qualité. »
Témoignage Chrétien, 24 février 1956

Les bonnes recettes de la comédie « à l’anglaise » « Comme fréquemment dans le cinéma anglais, un point de départ excellent laisse bientôt le scénario s’essouffler. Une série d’injections devient nécessaire pour le prolonger jusqu’au dénouement. Injections adroites, dans le cas présent, mais qui sentent l’artifice.[…]
Tueurs de dames, au total, montre que les bonnes recettes continuent à réussir avec d’aussi bons cuisiniers que Mackendrick. Il ne prouve pas que le genre soit en renouvellement.”
Jean d’Yvoire, Radio cinéma, 19 février 1956

Pas de fausse note sur une partition à risque

« Je voudrais du moins éviter à ceux qui me suivront une légère déception possible. Parler de Tueurs de dames comme d’un « chef-d’œuvre » ou même comme d’un chef-d’œuvre de l’humour britannique est fort exagéré. L’ouvrage d’Alexander Mackendrick ne vaut pas Noblesse oblige. Loin de là. Et, entre deux éclats de rire, certains passages m’en ont paru longuets. Si le film n’était déjà fort bref, on serait tenté de conseiller au metteur en scène quelques coupures.
Cette réserve faite, je n’en suis que plus à l’aise pour passer aux compliments. […]

Avec un talent très sûr le réalisateur a utilisé, sur le mode comique, toutes les ressources du film noir et même du film de terreur. […] Il y a un « suspense », mais ce « suspense » est un nouvel élément de drôlerie. Il aurait suffit d’une fausse note pour que l’histoire, ici ou là, devint déplaisante. L’humour et l’habileté des auteurs leur ont permis de gagner la partie. »
Jean de Baroncelli, in Le Monde, 10 février 1956

La litote, mamelle de l’humour

« Tueurs de dames est un vaudeville sans lit, mais avec les quiproquos, les leitmotive et la cadence horlogère, chers à Feydeau. On a l’impression d’assister à une partie de dames menée tambour battant. Alexander Mackendrick, l’un des plus brillants metteurs en scène britanniques, a réalisé cette comédie de situation avec un goût exquis, un tact dans le détail qui lui fait honneur, et un talent irrésistible dans l’utilisation de la litote — mamelle de l’humour. »
Jacqueline Michel, in Le Parisien, 8 février 1956

Une suite de caricatures banales

« L’imagination du scénariste et du metteur en scène, une fois l’idée initiale trouvée, s’est contentée de développer aussi platement que possible « l’idée » pour en tirer un film d’une heure et demie qui semble long, très long, dès qu’on a compris de quoi il s’agit. Le manque total de rebondissements imprévus vient aussi de l’extrême faiblesse de tous les personnages, caricatures banales de gangsters, de plus très mal interprétés, même par Alec Guinness, qui nous avait donné des déguisements plus réussis dans d’autres films. Pour ma part, je trouve qu’il n’y a qu’une chose plus détestable qu’un film dont on peut prévoir d’avance les péripéties : c’est un film où les acteurs eux-mêmes donnent constamment l’impression d’avoir lu le scénario et jouent comme s’ils savaient d’avance ce qui va leur arriver. Tueurs de dames est le chef-d’œuvre du genre. »
Jean Aurel, Arts, 15 février 1956

Pistes de travail

  • Stéréotypes

    À partir de la description méthodique des personnages principaux (tenue vestimentaire, éléments de langage, attitudes corporelles, expressions de visage), on peut faire découvrir la notion de stéréotype et son utilisation dans l’art du récit. Le mot stéréotype était jadis utilisé en termes d’imprimerie pour désigner une technique de reproduction à partir de clichés. Dans de nombreux films, le cinéma a répété des images qui, à la longue, ont valorisé certains détails considérés comme caractéristiques d’un type d’individu. Voir par exemple le stéréotype du gangster dans le film noir américain et sa réplique parodique dans Tueurs de dames avec le personnage de Louis.

  • Inventaire

    Reconstituer l’architecture de la maison de Margaret pour mieux répertorier la finalité des différents éléments de décor. La façade, le couloir, la cuisine, le salon aux perroquets, la salle de réception, la chambre louée, la toiture, les extérieurs immédiats. Faire l’inventaire des objets (ustensiles de cuisine, éléments décoratifs, portrait du mari défunt, cages et plantes vertes, chaise fragile, piano, porte vitrée, brouette) et montrer le rôle que chacun d’eux prend dans l’organisation du récit. Voir aussi le rôle joué par les différentes fenêtres, qui sont effectivement, selon une expression de Marcus, « les yeux de la maison ».

  • Styles et parodie

    Pour illustrer la parodie du style expressionniste, on pourra retrouver quelques séquences classiques qui ont servi de modèle : l’ombre de Peter Lorre sur l’affiche qui promet une forte récompense dans M. le maudit de Fritz Lang ; le profil du vampire dans Nosferatu, de Murnau, imité par Alec Guinness lorsqu’il visite la maison pour la première fois ; le visage à transformation du Docteur Mabuse dans Mabuse le joueur, de Fritz Lang…

    En ce qui concerne les éclairages expressionnistes à l’intérieur de la pièce louée par les gangsters, on peut établir une comparaison visuelle avec les éclairages contrastés des classiques du film noir américain (Scarface, de Howard Hawks ; la Dame de Shanghai, d’Orson Welles ou Laura, d’Otto Preminger, etc.)

  • Des criminels respectueux

    Montrer comment Alexander Mackendrick a su respecter les codes de la bienséance qui s’imposaient dans le genre de la comédie. Ces codes consistent à ne pas montrer les actes criminels, mais à les suggérer par des artifices de mise en scène : utilisation du clair obscur, de l’ellipse, de la fumée des trains, des éléments de la bande son.

  • Les formes du comique

    Découvrir, par l’exemple, les différentes formes de comique utilisées dans le film : le quiproquo (comparaison entre la première et la dernière visite de Margaret au poste de police), le gag (le bébé, le signal ferroviaire), la parodie (les allusions au style expressionniste), le dérapage du langage (l’argot), et surtout le comique de situation dans la tradition des studios Ealing.

    Mise à jour: 18-06-04

  • Expériences

    Vers la fin des années 50, il était de bon ton d’ignorer un cinéma britannique mal aimé. Au plus fort de son terrorisme critique, François Truffaut affirmait sur le ton du théorème : « Dire que le cinéma anglais est mort serait excessif, puisqu’aussi bien il n’a jamais existé. » Le recul historique risque bien de lui renvoyer le compliment.

    On sait maintenant que les pionniers de l’école de Brighton (James Williamson, George Albert Smith) ont inventé les rudiments du langage cinématographique. En 1929, Alfred Hitchcock, l’un des grands noms du cinéma muet avec Anthony Asquith, réalisait le premier film sonore de l’histoire du cinéma britannique (BlackmailChantage). Le cinéma anglais, c’est aussi les options esthétiques de John Grierson, les grandes heures du documentaire, les reportages de l’effort de guerre, les reconstitutions à costumes de la London Film des frères Korda, les splendeurs shakespeariennes de Laurence Olivier, le réalisme dans les différents genres de l’après-guerre, les surproductions cosmopolites de David Lean, les frissons sanglants de la Hammer, les chefs-d’œuvre en studio de Michael Powell, et cette fameuse école humoristique dont Alexander Mackendrick fut un des maîtres, avec Charles Crichton, Robert Hamer et Henry Cornelius. Tueurs de dames est désormais un classique qui a fort bien résisté à l’usure du temps et à la succession des modes.

    Le prélude à la contestation

    La première projection publique de Tueurs de dames eut lieu à Londres en décembre 1955. Ealing venait de vendre ses studios à la BBC pour 300 000 £.

    La BBC connaissait un grand succès avec une série télévisée Dixon of Dock Green (1955-1976), inspirée du film The Blue Lamp (Police sans armes — 1950, de Basil Dearden), produit par Ealing.

    Mais l’année 1955 marque surtout le début d’une contestation qui sera à l’origine d’une des mutations culturelles les plus importantes de la Grande-Bretagne. Le signal fut donné par la discrète projection d’un court métrage de Karel Reisz et Tony Richardson, Momma Don’t Allow. Ce film fera partie du programme de la séance historique de février 1956 au National Film Theatre, sous l’appellation « Free cinema ». Suivant l’exemple des « Jeunes hommes en colère » de la nouvelle littérature anglaise (John Osborne, Alan Sillitoe, Kingsley Amis…), des jeunes cinéphiles avaient pris pour cible la production anglaise des années 50, caractérisée par le conformisme, les valeurs périmées, la centralisation londonienne, l’absence d’engagement politique et social. Ils contestaient surtout les structures du récit conventionnel d’une Angleterre bien élevée.

    Tueurs de dames n’a pas échappé à l’offensive des nouveaux cinéastes du « Free Cinema». C’était un produit londonien par excellence, avec des stéréotypes aux antipodes du réalisme social qui fit la gloire de cinéastes théoriciens comme John Grierson, chef de file de la fameuse école documentariste anglaise.

    Le Free Cinema choisit ses héros parmi les gens du peuple. Il quitte Londres, et ses personnages s’expriment avec l’accent de leur province. Ce mouvement qu’on a comparé à la Nouvelle Vague française, a donné des chefs-d’œuvre comme Samedi soir et dimanche matin (1960, Karel Reisz), Le Cabotin (The Entertainer, 1960), Un Goût de miel (1961), la Solitude du coureur de fond (1962), tous trois de Tony Richardson, le Prix d’un homme (The Sporting Life, 1963, Lindsay Anderson).

    La belle aventure du Free Cinema fut éphémère. Elle prit fin en 1963 avec Tom Jones (Tony Richardson). L’afflux des capitaux américains sur le marché anglais, avant leur retrait en 1969, avait stoppé cette production à caractère national qui faisait l’admiration du monde entier.

    Après le passage du Free Cinema, Tueurs de dames donnait l’impression d’une chère vieille chose porteuse de toutes les nostalgies. Le recul dans le temps a réhabilité le chef-d’œuvre d’humour d’Alexander Mackendrick, pour lequel les jeunes cinéastes du Free Cinema s’étaient montrés bien injustes.

    Outils

    Bibliographie

    Ealing Studios, Charles Barr, Ed. Cameron & Tayleur, 1977. (en anglais)
    Trente ans de cinéma britannique, Roland Lacourbe et Raymond Lefèvre, Ed. Cinéma 76, 1976.
    Histoire du cinéma britannique, Philippe Pilard, Ed. Nathan, 1996.
    Le cinéma anglais, Freddy Buache, Ed. L'âge d'homme, 1978.
    Le nouveau cinéma britannique, Philippe Pilard, Ed. Hatier, 1989.