Signe de Zorro (Le)

États-Unis (1940)

Genre : Aventure

Écriture cinématographique : Fiction

École et cinéma 2012-2013

Synopsis

Après un séjour en Espagne, où il s’est fait connaître comme la meilleure épée de Madrid, le jeune aristocrate Don Diego Vega revient dans sa ville natale de Los Angeles. Son père vient de se faire déposséder de son titre de gouverneur par Don Luis Quintero, un tyran qui terrorise la région avec l’aide du capitaine Esteban. Pour protéger sa famille, Don Diego feint de ne rien entendre aux armes et entretient de bonnes relations avec le gouverneur. Mais la nuit venue, il devient Zorro, justicier masqué qui défend les opprimés…

 

Distribution

Interprétation
Tyrone Power / Don Diego Vega
Linda Darnell / Lolita Quintero
Basil Rathbone / Capitaine Esteban
Eugene Pallette / Père Felipe
Montagu Love / Don Alejandro Vega
Gale Sondergaard / Quintero

Générique

Titre original : The Mark of Zorro
Réalisation : Rouben Mamoulian
Scénario : John Tainton Foote, Garrett Fort, Bess Meredyth, d’après le roman de Johnston McCulley
Image : Arthur C. Miller
Montage : Robert Bischoff
Musique : Alfred Newman
Production : 20th Century Fox avec Darryl F. Zanuck
Distribution : Swashbuckler Films
Sortie en France : 27 novembre 1946
Noir et Blanc
Durée : 1h25

Autour du film

À la pointe du succès

L’une des meilleures versions des aventures de Zorro, qui donna naissance au mythe du justicier masqué qui signe ses exploits d’un Z à la pointe de son épée. Remake de la première adaptation du roman de Johnston McCulley réalisée en 1920 par Fred Niblo, le film de Rouben Mamoulian est assurément la meilleure version des aventures de Zorro : mise en scène brillante, casting somptueux – Mamoulian se paie le luxe de réutiliser une partie de la distribution du film à succès Robin des bois – et un duel final entre Zorro et le capitaine Esteban à placer au panthéon des joutes à l’épée au cinéma.

Arte

Le héros du romancier Johnston McCulley trouve ici son interprète idéal. Tyrone Power a la prestance du grand Zorro, savant croisement entre Robin des bois (il vole les riches pour donner aux pauvres et Batman (la cape, le masque et la double identité. On appréciera la façon dont il campe un Diego paresseux et précieux : une ruse pour mieux masquer ses activités nocturnes. Face à lui, le vrai méchant, c’est Basil Rathbone, profil d’aigle et arrogance très britannique. Bien servi par son chef opérateur, Rouben Mamoulian cisèle un noir et blanc contrasté. L’ombre de Zorro sur les murs blancs des haciendas en fait un héros de légende plus grand que nature. Même s’il manque par instants d’un peu d’ampleur, ce Signe de Zorro n’a rien d’une série… Z. »

Aurélien Ferenczi / Télérama

Le signe de Zorro marque la prestigieuse rencontre du cinéma d’aventures et de Roouben Mamoulian, célèbre pour ses mises en scène de théâtre. Ne pouvant bénéficier du splendide technicolor de l’époque, pourtant déjà utilisé à la XXth Century Fox, Mamoulian et son chef opérateur, Arthur Miller, ont tout particulièrement soigné les rapports entre les ombres et la lumière réussissant à faire du Signe de Zorro, malgré le noir et blanc, un film d’aventures flamboyant, l’un des chefs-d’oeuvre du genre. Dès les premiers plans, la qualité de la réalisation est évidente. Mamoulian manifeste le même goût dans les scènes romanesques et dans les scènes d’action, remarquablement dirigées. Le duel final et un inoubliable morceau d’anthologie.

André Moreau / Télérama décembre 1983

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