Pigeon (Le)

Italie (1959)

Genre : Comédie

Écriture cinématographique : Fiction

Archives collège, Collège au cinéma 1992-1993

Synopsis

Un vieux truand arrêté pour vol de voiture paye un boxeur raté, Peppe, pour qu’il s’accuse à sa place. Le juge n’est pas dupe et les enferme tous les deux. Ce « pigeon » lui extorque en prison les indications pour un grand coup, le cambriolage d’un Mont-de-Piété. Sitôt libéré, Peppe forme une bande avec un ex-jockey, un photographe au chômage, un petit receleur et un Sicilien ombrageux.
Grâce aux leçons de cambriolage prodiguées par un gangster à la retraite, Dante, ils préparent minutieusement leur plan. Ils doivent s’introduire dans l’appartement mitoyen et percer le mur pour atteindre le coffre-fort. Peppe est chargé de séduire la jolie bonne afin d’avoir accès à l’appartement en l’absence de ses patronnes.
Des évènements inattendus viennent contrecarrer leur programme. Notamment Peppe refuse au dernier moment de compromettre la jeune fille, Tiberio a le bras dans le pl’tre et Mario les laisse tomber… Le grand jour arrive. Après de nombreuses péripéties, ils s’introduisent dans la maison, s’attaquent au mur qui s’écroule pour déboucher dans la propre cuisine de l’appartement. Ils se sont trompés de mur ! Démoralisés, ils se retrouvent tous dans la cuisine à discuter autour d’une casserole de nouilles aux pois chiches. Ils se séparent au petit matin. Peppe se fait embaucher par erreur dans un chantier de construction. Les journaux évoquent cette étrange affaire qui laisse la police perplexe.

Thème Drame psychologique

Peppe, qui a accepté de servir de Pigeon en s’accusant contre argent d’un vol qu’il n’a pas commis, croit avoir fait une bonne affaire en extorquant à son commanditaire les indications pour le cambriolage d’un Mont-de-Piété. Sitôt libéré, Peppe forme une bande avec un ex-jockey, un photographe au chômage, un petit receleur et un Sicilien. Aidés de Dante, gangster à la retraite, ils se préparent minutieusement à percer le mur à partir de l’appartement voisin, Peppe étant chargé d’en séduire la bonne. Mais rien ne marche comme prévu, Peppe entre autres tombant amoureux de la bonne. Ils finiront quand même par percer, mais au lieu du coffre, déboucheront dans la cuisine ! Ils se séparent au petit matin et Peppe se fait embaucher par erreur dans un chantier de construction !

Distribution

Peppe : le « pigeon »

Boxeur raté, fauché, il devient le pigeon, l’homme aux aveux spontanés. En prison, il fait croire à Cosimo qu’il est condamné trois ans afin de le faire parler. Aussitôt sorti, il s’improvise meneur de bande et organise le coup. Il se prend pour le cerveau et répète toujours « faisons les choses scientifiquement ». Il est sûr de lui, hâbleur, bellâtre, frimeur, bagarreur et bien moins futé qu’il veut le paraître. Il se fait passer pour un voyageur de commerce auprès de Nicolette dont il tombe amoureux. Après lui avoir subtilisé les clés de l’appartement, il ne peut plus trahir sa confiance et ne veut pas la compromettre. Peppe cherche sans cesse à épater la galerie, à jouer les caïds endurcis, mais il se révèle en fait un amateur plus roublard que méchant. A la fin, il se fait embaucher contre son gré dans un chantier de construction. « Qu’est-ce-que je peux faire ?  » répond-il à Capannelle. Il deviendra certainement un honnête travailleur et rentrera dans la norme. Le pigeon s’est fait piégé et se résignera.

Tiberio : peureux, pas très futé, un peu lunaire…

Photographe au chômage. Sa femme est en prison pour trafic de cigarettes. Il organise son temps en fonction de son bébé qu’il emmène partout et qu’il cajole. Il participe au casse le bras dans le plâtre après s’être fait agressé par le vendeur qu’il avait volé. Personnage faible, peureux, pas très futé, un peu lunaire, naïf, maladroit, il est incapable de prendre des initiatives. C’est le type même du brave garçon entraîné sur la mauvaise pente. Avec l’argent du butin, il rêve de s’acheter une maison, de mettre de l’argent de côté et d’ouvrir un livret pour son gamin. A la fin, il préfère couper les ponts avec ses compagnons: « Moins on se verra, mieux cela vaudra ! »

Mario : fragile, blessé par son enfance

Il traficote, vit de petits expédients et recels. Il a un diplôme d’ébéniste qu’il a honte de présenter à cause de son origine : l’Institut pour l’enfance abandonnée. Il évoque continuellement sa mère, lui achète des cadeaux en triple car ils sont en fait destinés aux trois employées qui l’ont élevé à l’Assistance Publique. Elles continuent à le couver comme leur enfant. Mario est un être fragile, blessé par son enfance, un peu perdu, pas bavard et plutôt discret. Il tombe amoureux de Carmela et s’est trouvé un petit travail dans le cinéma du quartier. Au dernier moment, il préfère renoncer au cambriolage.

Michel : le Sicilien ombrageux

Le Sicilien. Ombrageux, il ne sourit jamais et fait preuve d’une absence totale d’ humour. Froid, noiraud, rigide et pincé, il suit le groupe en conservant toujours cet air détaché d’observateur supérieur. Enfermé dans ses principes, féru d’honneur, il séquestre sa jeune sœur pour qu’aucun homme ne l’approche, défendant farouchement sa vertu. Après une première réaction de colère, il réalise que Mario aime sincèrement Carmela et vient lui demander, d’un air sentencieux, de veiller sur elle au cas où il lui arriverait malheur. Malgré ce geste inattendu de compréhension, il ne se laisse à aucun moment aller à une attitude chaleureuse ou exubérante.

Capannelle : continuellement affamé

Le plus âgé de la bande. Petit maigre édenté, il s’habille en tenue sportive pour rappeler son soi-disant passé de jockey. Il parle tout le temps, est en perpétuelle ébullition, multiplie les questions stupides et les gaffes. Continuellement affamé, il mange tout ce qui lui passe sous la main, jusqu’à la bouillie du bébé. C’est lui qui apparaîtra dans la cuisine, de l’autre côté du mur percé. C’est évidemment lui qui se jettera sur le plat de nouilles et incitera ses comparses à goûter ce délicieux repas. Faute de percer le coffre-fort, il forcera le frigidaire rempli de trésors culinaires.

Dante : le sérieux d’un grand professeur

Spécialiste du vol de coffre-fort, il est à la retraite mais fait profiter de son « expérience » les apprentis voleurs. Il leur donne des leçons de cambriolage avec le sérieux d’un grand professeur face à ses élèves respectueux.

Nicolette : honteuse, mais pétillante et confiante

La jeune bonne qui travaille dans l’appartement mitoyen au Mont-de-Piété. Elle s’invente des fiancés, se dit fille de colonel, vivant avec ses tantes. Elle est en fait employée par deux vieilles femmes acariâtres. Elle a honte de sa condition et ment à Peppe. Gaie, spontanée, pétillante, naïve, elle fait ce qui lui plaît. Elle a confiance en Peppe et, après s’être fait licencier, lui confie les clés à déposer chez le concierge. C’est cette attitude confiante qui déclenche chez Peppe ses problèmes de conscience.

Cosimo : il se fait doubler depuis le début

Emprisonné pour vol de voiture, il demande un pigeon qui finit par lui voler son idée de cambriolage. À sa sortie de prison, il refuse fièrement de se rallier à la bande. Il meurt, écrasé par un tramway en s’enfuyant après avoir tenté de voler une vieille dame dans la rue. Cosimo prend des allures de gros truand, parle fort et joue au plus malin. En fait il se fait doubler depuis le début.

Carmela : la femme soumise aux traditions

Jeune Sicilienne, elle est séquestrée par son frère qui l’empêche d’avoir tout contact avec le monde extérieur. Sa seule sortie consiste à aller se recueillir sur la tombe de sa mère. Effacée et timide, elle est destinée à un mariage de convenance. Sa rencontre avec Mario bouleverse son existence monotone. Elle est l’image de la femme soumise aux traditions.

Générique

Titre original : I soliti ignoti
Réalisation : Mario Monicelli.
Scénario : Age et Scarpelli.
Image : Gianni di Venanzo.
Décors : Vito Anzalone.
Montage : Adriana Novelli.
Musique : Piero Umiliani.
Production : Lux – Vidès – Cinecitta, avec Franco Cristaldi
Distribution : Acacia-Cinéaudience
Sortie : 11 septembre 1959
Noir et blanc
Format : 1/1,37
Durée : 1h45
Interprétation
Peppe / Vittorio Gassman.
Mario / Renato Salvatori.
Tiberio/ Marcello Mastroianni.
Michel Feribotte / Tiberio Murgia.
Capannelle / Carlo Pisacane.
Dante Cruciani / Totò.
Nicolette / Carla Gravina.
Norma / Rossana Rory.
Carmela / Claudia Cardinale.
Cosimo / Memmo Carotenuto.

Autour du film

Un constat amer et sans illusions

Ces « habituels inconnus » (titre original du film), dont parle la presse dans la rubrique des faits divers, sont des exclus, des déracinés, des malchanceux qui ne peuvent s’insérer dans la société. Ce sont des pauvres allant en quelque sorte voler d’autres pauvres (le Mont-de-Piété), dictés par un réflexe de survie. Ces délinquants occasionnels jouent aux gangsters, mais se révèlent très vite des braves types aussi peu futés que dangereux.

Ils se retrouvent eux-mêmes être leurs propres pigeons. Au départ Peppe s’accuse volontairement contre une somme d’argent, puis se laisse attendrir par la jolie bonne qu’il était censé séduire, pour à la fin se faire embaucher par erreur dans un chantier de construction. Le pigeon finira certainement bon travailleur prêt à fonder une famille. Tiberio se fait casser le bras par le vendeur qu’il avait auparavant volé à l’aide d’un subterfuge (le même bras dans le plâtre). Mario se range pour l’amour d’une belle Sicilienne. Cosimo s’est fait extorquer son idée et doubler par ses amis ; réduit au vol à la tire, il sera écrasé par un tramway. Plus ou moins explicitement, chaque personnage se fait piéger, principalement à la fin, quand ils se trompent de mur. Ces faux truands retrouvent en fait leur vraie place: des bons vivants palabrant autour d’un plat de pâtes. Leur premier piège fut de croire à un rêve de richesse inaccessible et de s’improviser perceurs de coffre-fort.

Dante est un vieux gangster enseignant aux débutants l’art d’ouvrir un coffre-fort. Ce personnage est doublement symbolique parce qu’interprété par le célèbre Totò, alors à l’apogée de sa carrière. Son rôle illustre le passage d’une époque à une autre: le style dans lequel il brilla est en train de mourir pour laisser la place à la comédie italienne qui le négligera quelque peu. Ce personnage souligne également le passage entre deux générations de comédiens. Totò, le grand maître du comique, faisant son numéro de professeur face à des jeunes comédiens qui prendront la relève, tels Vittorio Gassman et Marcello Mastroianni.

L’idée du film est née du désir de parodier Du Rififi chez les hommes, de Jules Dassin, récit d’un brillant perçage de coffre-fort. Le Pigeon décrit l’aventure grotesque de pitoyables héros tentant d’imiter des modèles cinématographiques. Le film s’appuie sur un mélange constant de mélancolie et de comique, ridiculisant ses personnages sans cruauté mais avec une générosité moqueuse. Le réalisateur les aime sans condescendance, il préfère les pirouettes du rire au misérabilisme. Tout en inscrivant l’histoire dans un fond social précis et en portant témoignage de cette pauvreté, Monicelli utilise le rire comme arme et comme une forme de pudeur. Le constat est amer, sans illusions mais amusant.
Danièle Parra

Burlesque, donc forcément cruel

 » La perfection de ce film vient de ce que Monicelli n’a jamais forcé sur le côté « gentillet » de la comédie italienne, mais sur son côté burlesque, et donc forcément cruel. Lorsqu’un personnage devient superflu, l’auteur n’a aucun scrupule à le faire écraser par un tram. Lorsque Mastroianni fait tout le hold-up avec un bras cassé, maintenu horizontalement par un appareil, il est inévitable qu’il se cogne souvent et douloureusement, pour notre plus grand plaisir. « 
Paul-Louis Thirard, in  » Les lettres françaises « ,17 septembre 1959.

Une lutte contre les pièges de la vie

Monicelli marque une prédilection particulière pour les petites gens limités dans leur capacité intellectuelle. Ils essayent de se débrouiller dans de grandes entreprises dont finalement ils ne peuvent qu’être les victimes. Un film de Monicelli est cette lutte souvent comique, quelquefois pathétique, entre les pièges et les avatars de la vie et les ruses pour s’en dépêtrer.
Jean Douchet, in  » Arts « ,16 septembre 1959.

Un néoréaliste fondé sur l’indulgence et la pudeur

 » Monicelli démontre une habileté qui se situe précisément à l’opposé de la gaucherie de ses personnages. Car l’histoire tient en deux lignes et, pour la faire durer une heure trente à l’écran, le narrateur se devait de nous exposer d’indigence psychologique du quatuor, sans rien savoir des modèles, hormis leur échec, et sans nous ennuyer par une sorte de reportage misérabiliste. Il y réussit par la grâce d’un néoréalisme fondé sur l’indulgence et la pudeur. Seule déception peut-être: un léger vieillissement technique, l’impression de percevoir des effets amortis par l’espace et le temps. Mais l’humour du récit et son intelligence restent les mêmes. « 
Louis Chauvet, in  » Le Figaro « , 20 novembre 1973.

Vidéos

Cinéma amateur

Catégorie :

Le repérage de l’immeuble du mont-de-piété et de la salle des coffres s’articule en trois séquences formant un épisode cohérent (de 00:26:07 à 00:33:13).
La réalisation de ce film dans le film est le reflet cinématographique de toute l’organisation du hold-up : pauvre et amateur.

Cette vidéo est une adaptation de l’analyse de séquence située en page 12 du livret enseignant Lycéens et apprentis au cinéma.
Texte : Marcos Uzal
Réalisation : Centre Images

Rimes et récurrences

Catégorie :

La légèreté du Pigeon ne l’empêche pas d’être très rigoureusement construit. La meilleure façon de le démontrer est d’y repérer les récurrences, répétitions et rimes à travers lesquelles s’élaborent en partie son récit. Les récurrences liées aux personnages sont une façon de faire ressentir combien les personnages sont tous d’une façon ou d’une autre prisonniers de leur environnement, de leur culture, de leur nature profonde et peut-être d’un destin.

Cette vidéo est une adaptation de l’atelier situé en page 19 du livret enseignant Lycéens et apprentis au cinéma.
Texte : Marcos Uzal
Réalisation : Centre Images

Pistes de travail

  • Le néoréalismeRéalisé en 1958, Le Pigeon représente une œuvre charnière dans le cinéma italien. Avant d’en étudier les dominantes, il semble important de signaler cet aspect. Comment le néo-réalisme a changé la représentation de la réalité en se greffant sur la comédie populaire qui prend son envol dans les années 60.
  • Alternances et ruptures de tonAnalyser la constante alternance de suspense et de gags au sein de petites scènes autonomes articulées autour d’un axe central : l’exécution du cambriolage. Ces continuelles ruptures de ton introduisent la fantaisie tout en respectant les genres abordés (voir analyse de séquence).
  • Les personnages figures d’une sociétéConsidérer les personnages comme des figures emblématiques d’une société en crise. Étudier leur personnalité, leurs apparences trompeuses, leurs faux-semblants et leur vulnérabilité.
  • Les acteursDans le cinéma italien, les acteurs ont joué un rôle prépondérant, apportant leur forte personnalité à des personnages très quotidiens. Présenter les interprètes du film, certains confirmés tandis que d’autres trouveront la consécration au cours de cette période.
  • Le contexte de l’Italie d’après-guerreReplacer le film dans un contexte général afin d’en éclairer sa portée symbolique: l’Italie d’après-guerre remuée par ses bouleversements socio-politiquesMise à jour : 14-06-04

Expériences

Les débuts de la comédie italienne

L’ héritage néo-réaliste

Réalisé en 1958, Le Pigeon représente une œuvre charnière qui annonce un renouveau dans le cinéma italien tout en perpétuant la voie ouverte par le néoréalisme.
En 1945, dans un pays meurtri par la guerre et vingt années de fascisme, le cinéma commence à témoigner de la réalité en mettant l’accent sur les problèmes sociaux. Le cinéma descend dans la rue, en décor naturel, mélangeant comédiens et non professionnels. Le mouvement néo-réaliste se développe rapidement et la plupart des grands cinéastes du moment entreprennent de se mettre au service de la vérité, d’ouvrir les yeux au public et de « déromancer le cinéma » selon l’expression de Cesare Zavattini.

Rome, ville ouverte (1945) de Roberto Rossellini devient le film-clé du mouvement, celui qui lui permet de s’épanouir. Le réalisateur poursuivra cette forme de « films-enquêtes » avec Paisà et Allemagne, année zéro, montrant une Italie dressée contre l’oppression nazie et fasciste. Pendant dix ans, un nombre important de films vont illustrer les valeurs néo-réalistes, en reflétant la lente et difficile reconstruction d’un pays marqué par le chômage. Vittorio De Sica et Cesare Zavattini réalisent Le Voleur de bicyclette (1948) et Miracle à Milan (1950). Luchino Visconti se penche sur la misère d’une famille de pêcheurs dans La Terre tremble (1948). Giuseppe De Santis décrit un milieu populaire en pleine prise de conscience dans Riz amer (1949) et Pâques sanglantes ( 1950). Alberto Lattuada opte pour la critique sociale cruelle et humoristique avec Le Manteau (1951). Bien d’autres réalisateurs participent à ce phénomène culturel: Renato Castellani (Sous le soleil de Rome,1948), Pietro Germi (Le Témoin,1947), Luigi Comencini (De nouveaux hommes sont nés,1949), Luigi Zampa (Vivre en paix,1946), Luciano Emmer (Dimanche d’août,1950)… Le mouvement n’a duré que quelques années, mais il a profondément marqué le cinéma mondial. En Italie, il a ramené les réalisateurs au contact de la réalité, les influençant dans les genres aussi divers que le mélodrame, le récit d’aventures et la comédie. Le néo-réalisme s’est peu à peu élargi au domaine de la comédie, lui permettant d’atteindre une dimension socio-politique par le traitement humoristique de thèmes graves. Le Pigeon symbolise le point de départ de ce renouveau, annonçant la naissance au début des années 60 de la comédie italienne. De plus en plus de réalisateurs allaient s’exprimer dans ce registre, tels Vittorio De Sica, Federico Fellini, Luigi Comencini, Marcos Ferreri, Ettore Scola, Dino Risi et bien sûr Mario Monicelli qui avait ouvert la voie en 1958 avec Le Pigeon.

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