Île de Black Mór (L’)

France (2003)

Genre : Aventure

Écriture cinématographique : Film d'animation

Collège au cinéma 2005-2006

Synopsis

1803, sur les côtes de Cornouailles. Un garçon de quinze ans, le Kid, vit dans un orphelinat où les enfants sont traités comme des bagnards. Il ne connaît pas son nom. Ses seuls moments de paix sont ceux où, au réfectoire, un vieux professeur lit un livre qui raconte la vie de Black Mor, un célèbre pirate. Ses aventures fascinent le Kid, qui rêve de lui ressembler.

Un jour, arrive à l’orphelinat une lettre du père du Kid qui veut revoir son garçon. Mais le directeur s’y oppose. Le Kid s’échappe. Il a pour toute richesse le livre qui raconte les exploits de Black Mor et la carte d’une île au trésor. En compagnie de deux pilleurs d’épaves, Mac Gregor et La Ficelle, il dérobe leur bateau aux gardes-côtes et ils embarquent sur l’Atlantique. À bord, ils trouvent Taka, un déserteur noir, et un petit singe. Lors d’une escale sur une île, ils recueillent un petit moine qui s’avère être une fille. Malgré les lois de la piraterie (pas de femme sur un bateau), ils acceptent sa présence car elle a dérobé au Kid le plan de l’île. Étant la seule à savoir lire, c’est elle qui poursuit le récit des aventures de Black Mor, dont la figure ne cesse d’obséder le Kid. À plusieurs reprises, il lui apparaît comme en rêve. Un jour, ils attaquent un galion portugais qui transporte des esclaves venus du Soudan. Ils obligent l’équipage à les ramener dans leur pays.

Les trois hommes qui accompagnent le Kid n’ont qu’une idée en tête : trouver l’île au trésor et faire fortune. Mais, pour le garçon, le voyage sera surtout initiatique. Au terme de son périple, il deviendra adulte, découvrira son identité et trouvera l’amour, laissant les richesses matérielles à ses compagnons de voyage.

Générique

Réalisation : Jean-François Laguionie
Scénario : Jean-François Laguionie et Anik Le Ray
Musique et création sonore : Christophe Heral
Story board et lay out : Bruno Le Floc’h
Création des personnages : Jean-François Laguionie et Bruno Le Floc’h
Chefs-décorateurs : Richard Mithouard et Jean Palenstjin
Modèle des personnages : Daniela Natcheva
Recherche couleurs : Anik le Ray
Monteur image : Pascal Pachard
Monteuse son : Christine Webster
Bruiteur : Jonathan Liebling
Mixeur : William Flageolet
Production : Dargaud Marina, avec La Fabrique et les Films du Triangle, Teva Studio (Christophe Juban), Eric Jacquot, Christopher Panzner.
Distribution : Gebeka Films
Couleur
Format : 1/1,77 (16/9)
Durée : 1 h 25
N° Visa : 97 806
Date sortie : le 11 février 2004
Avec les voix de
Le Kid / Taric Mahani
Petit Moine / Agathe Schumacher
Mac Gregor / Jean-paul Roussillon
La Ficelle / Jean-François Derec
Maître Forbes / Michel Robin

Autour du film

Les personnages

On débusquera aisément, dans le traitement de certains personnages, l’écho des caricatures de Granville, Topfer ou Daumier. Le directeur de l’orphelinat évoque, par exemple, un proche parent de ces personnages aux têtes de poire qu’affectionnait le dessinateur. Ailleurs, Jean-François. Laguionie est allé lui-même croquer des “trognes” dont il a affublé son Mc Gregor. La caricature instaure donc un écart, léger certes, mais suffisant toutefois pour « manœuvrer », pour atteindre au « type » (LE pirate, LE traître, LE directeur tyrannique…) sans rien céder à la vraisemblance. Le Kid, quant à lui, évoque parfois le héros de Hugo Pratt, Corto Maltese, avec lequel il partage une certaine nonchalance et le cheveu d’un noir d’encre.

Les références picturales

Parmi les références notables dans le travail de Laguionie, on peut noter celles du peintre de la Bretagne, Henri Rivière (1864-1951), qui privilégie les plongées hardies, distribue les éléments en masses colorées, cernées de noir en un orientalisme qui surprend parfois. Il fait déjà de la BD ! On peut également citer Clouet et ses affiches des années 30, Gauguin, Hokusai pour le traitement quasi abstrait et proche de l’épure des nombreuses vagues du film. Citons enfin Hergé dont la couverture de l’Île noire semble avoir inspiré l’arrivée du Kid sur l’île.

L’image de Black Mor : le plein et le vide

L’articulation entre le dessin et la couleur joue un rôle essentiel dans l’économie du film. Tous deux sont indubitablement au service de la lumière ou plutôt des lumières qui jalonnent la quête du jeune héros. Le trait est omniprésent et cependant discret : nul contour au noir mais un cerne plus foncé que la couleur dominante de la zone. Ce contour est vivant, tracé à la main et non pas à l’ordinateur. Son épaisseur varie autour de l’objet, ajoutant à la sensualité des images Cette réduction graphique atteint des sommets dans le traitement des scènes d’orage en mer. L’espace suggéré, celui de l’océan, n’est traduit (pas représenté) que par le jeu économe de graphismes presque identiques : sorte de flaques, de rhizomes. Le repérage spatial ne se fait plus que par le jeu délicat des valeurs de vert. Ces images sont pratiquement vidées de tout contenu iconique (scène où le bateau est le jouet d’une vague démesurée, le bateau caché par la digue…). On atteint alors à une quasi-abstraction, l’œil ne dispose plus en effet que de trois ou quatre zones colorées pour identifier la scène. L’intensité dramatique est à son comble, l’attention à son maximum.

Inversement, certaines scènes, plus rares, comme celle où les enfants quittent la salle de travail avant le repas, jouent délibérément d’une abondance de lignes dont l’enchevêtrement évoque les « carceri » (prisons) de Piranèse. L’accumulation de verticales (chaînes, palan, barreaux de fenêtres) de lignes courbes (cordages, roue, arcade de fenêtre) et de diagonales (l’escalier, la rampe) produit un effet équivalent à celui des sous-bois exotiques: il y est question de l’enfermement, de l’incertitude même sous des cieux cléments. Et le film joue de ces échos visuels à maintes reprises, alternant les pleins et les vides, l’angoisse et la sérénité.

Puisque le trait ne fait qu’esquisser les éléments majeurs de l’image, la couleur prend le pas et ne se contente pas de coller au dessin. Il ne s’agit plus seulement d’identifier tel ou tel élément par la combinaison d’une forme (le dessin) et de sa couleur (le ton local) mais bien plus de soumettre l’ensemble aux nécessités de l’émotion.

Les modulations de la lumière et du contraste

Le système graphique retenu par l’équipe du film articule une ligne claire et discrète à une simplification des masses colorées. Cette réduction (les couleurs ne se superposent pas, ne s’enchevêtrent pas mais se juxtaposent en autant de flaques) « simplifie » souvent l’image au point que le cadre dans lequel évolue le Kid et ses compères s’impose peu à peu comme un espace sans obstacles, un espace de liberté.

Lorsqu’au contraire l’image est saturée, comme dans les paysages exotiques de l’île, l’abondance de valeurs et de tons, rend l’espace et la lumière sensibles ; une telle débauche de couleurs (cf. Gauguin) contraste avec les scènes que nous évoquions précédemment, elle nous étourdit comme elle chavire ceux qui découvrent l’île.

Les modulations de la lumière et du contraste recouvrent donc exactement les différentes périodes du récit.
-Evasion : gris bleu, peu de lumière, peu de contrastes
-Pérégrinations : couleurs progressivement plus chaudes, lumière intense et contrastes soutenus qu’il s’agisse de l’orage en mer ou des scènes du monastère
-Retour : idem évasion
-Résolution : clarté soutenue : toute la lumière est faite sur le mystère.

Pistes de travail

Travail sur les personnages principaux

– Quelle est l’évolution du Kid entre la première et la dernière image ? Relever les images qui l’obsèdent, les apparitions de Black Mor.
– Évaluer le rôle de Petit Moine dans la réussite du Kid.

Personnages secondaires

– Après les avoir fait décrire, les uns après les autres, expliquer l’origine de chacun d’entre eux.
– Lecture comparée de L’Île au trésor et de L’Île de Black Mor.
– Faire lire Enlevé (Kidnapped) du même Stevenson, archétype absolu du genre, moins connu que L’Île au trésor, où l’on suit les aventures du jeune David Balfour dans les bruyères écossaises chères à l’auteur.

La quête du Kid

– Retracer son parcours. Mettre en évidence les différents obstacles qu’il rencontre au fur et à mesure. Amener l’élève à réfléchir sur la signification de chacun d’entre eux.
– Faire découvrir les alternances de “rêves” et d’actions. Leur imbrication.
– En quoi le palindrome est-il une figure métaphorique de son parcours ? “Erewon” et “nowere” : faire travailler les élèves sur le palindrome – mot tiré du grec “palin” (à nouveau) et “dromos” (course) signifiant : groupe de mots qui peut être lu indifféremment de droite à gauche ou de gauche à droite en conservant le même sens.
Exemples : Ésope reste ici et se repose ; ressasser ; engage le jeu que je le gagne ; Laconique Nicolas (la co ni que ni co la)…

Le renoncement au trésor

Faire porter la réflexion sur le renoncement final au trésor. Comment expliquer ce geste ? Trouver dans le dialogue des répliques qui expliquent la position des personnages. (“Il y aura des fenêtres à ta maison, que je puisse m’évader ? ” – “Tu me vois me promener sur la plage avec une bague à chaque doigt ?”)

Le travail du peintre

– Faire décrire la palette des couleurs, utilisées par le cinéaste. Les lumières. La saturation des couleurs. Le modelé des dessins. Essayer de repérer les partis pris graphiques en regard des scènes. Peut-on leur assigner des significations ? Insister sur l’émotion que génère ce traitement pictural.
– En se reportant sur le site du peintre Henri Rivière , montrer la similitude avec ce peintre. De même, pour Daumier.

Enfance malheureuse

– Travail sur les grands romans de l’enfance malheureuse : Oliver Twist, Sans Famille.
– Réflexion sur le travail des enfants dans le monde, sujet souvent abordé à la télévision par les reportages de Gilles de Maistre. Trouver les chiffres (accablants) en allant sur Internet et en tapant “travail des enfants”. Lier cette réflexion à un historique de l’esclavagisme en général.

Esclavage

– En retracer l’historique. Expliquer les raisons économiques.
– Replacer le film dans la période (1ère moitié du XIXe siècle) et expliquer l’attitude du Kid.
– Expliquer la distinction entre Pirate (bandit des mers qui opère pour son propre compte); Corsaire (il court les mers pour son pays); Flibustier (victime d’un pillage, titulaire d’une “lettre de marque”, il devient pirate pour récupérer son bien); Forban (coureur de mer sans “lettre de marque” sévissant pour son propre compte); Boucaniers (ils chassent des animaux, le “boucan” étant une construction de bois sur laquelle on fait sécher la viande).
[sources : Daniel Royo. L’Ile de Black Mor, Dossier pédagogique.]

Fiche réalisée par Bernard Génin et Philippe Galais
22 septembre 2005

Expériences

Technique de l’animation

En 1999, Le Château des singes fut le dernier long métrage français réalisé en dessin animé traditionnel. Les milliers de dessins ont été tracés sur calques par les animateurs, puis reproduits sur des transparents de celluloïds (cellulos ou cells) gouachés à la main et enfin placés sur les décors pour être filmés image par image.

Pour L’Île de Black Mor, plus de cellulo, plus de gouache, plus de pellicule. L’animation a bien été exécutée manuellement (dans des studios coréens) mais les dessins, en noir et blanc, ont ensuite été scannés directement sur un écran d’ordinateur, puis colorés à la palette graphique. L’électronique permet une recherche infinie des couleurs et autorise un nombre illimité de superpositions (avec l’ancienne technique, au-delà de trois “cellulos” superposés, la couleur des décors perdait toute luminosité).

La post-production a duré presque un an, l’ordinateur permettant des effets spéciaux simulant la profondeur de champs (effets de “multiplane”). La post-production inclut le mixage des bruits, des voix et de la musique.

Le voyage initiatique

Plusieurs films de Jean-François Laguionie peuvent être considérés comme des voyages initiatiques. Dans La Traversée de l’Atlantique à la rame, un couple passe la plus grande partie de sa vie sur une barque. Quotidiennement, sur un journal de bord, ils consignent eux-mêmes l’évolution de leurs relations. Et celles-ci se dégradent selon la météo, qui passe du beau temps au brouillard, puis au mauvais temps, au calme plat, avant de finir sur le beau fixe revenu. Commencés dans l’harmonie, les concerts de harpe et clarinette joués par le couple évoluent eux aussi vers les couacs et la cacophonie. À la fin, ils croisent la mort et prennent peur quand il s’aperçoivent que le monde a défilé autour d’eux sans qu’ils le voient… Ils comprennent alors qu’il vaut mieux hisser la voile plutôt que ramer stupidement. Dans Gwen et le livre de sable, pendant le voyage de la vieille femme et de la jeune fille, on assiste à un rapprochement qui ira jusqu’à une véritable tendresse.

Dans L’Île de Black Mor, le Kid aura une série de révélations, ponctuées d’apparitions qui sont autant de jalons vers la maturité. On trouve deux sortes d’apparitions : celles du pirate à la main de fer, que seul le Kid voit, comme un père imaginaire qui lui sert de modèle. Et celles du vaisseau fantôme, avec sa figure de proue squelettique. À la fin, ce bateau qu’on pouvait croire imaginaire tire sur La Fortune, dans une séquence de pur fantastique. Pour le Kid, c’est la dernière épreuve : il doit vaincre l’image de la Mort avant d’affronter celle de son père. Et le voyage se termine par la découverte du trésor, qui a motivé la majorité des personnages. C’est toute l’originalité du dénouement : le Kid et Petit Moine refusent de s’en emparer. Ils sont devenus adultes. Ils ont compris que ce n’est pas vers cette richesse-là qu’ils couraient.

Le Film de pirates

Il fut un temps où, pour Hollywood, le film de pirates représentait un genre aussi riche que le western. Le grand classique du genre, c’est bien entendu L’Île au trésor (1883), le roman de l’Ecossais Robert Louis Stevenson (1850-1894), superbe exemple de la tradition littéraire anglo-saxonne, qui a inspiré de nombreuses adaptations, la plus célèbre étant signée Victor Fleming, en 1934, avec Wallace Beery (Long John Silver) et Lionel Barrymore (Billy Bones). C’est un des films de référence de Laguionie. Mais on peut également citer Les Contrebandiers de Moonfleet de Fritz Lang (1955). Le héros, John Mohune, est un petit garçon courageux, plus jeune que le Kid (il a une dizaine d’années) qui est également en quête d’un père.

À l’opposé du rythme choisi par Laguionie, les film de pirates misent plutôt sur le rythme et le panache, comme Capitaine Blood, de Michael Curtiz (1935), œuvre mythique du cinéma hollywoodien. Le héros (Errol Flynn) est un jeune médecin, injustement condamné par le régime jacobite, qui devient pirate au large de la Jamaïque et tombe amoureux de la fille d’un riche planteur (Olivia De Havilland). Cinq ans après, toujours avec Errol Flynn, Michael Curtiz signait un autre joyau du cinéma d’aventures, L’Aigle des mers (1940). Puis en 1952, c’est Burt Lancaster qui crève l’écran dans Le Corsaire rouge de Robert Siodmak (1952).

Plus récemment, Roman Polanski (1986) a misé à fond sur les clichés avec ses Pirates (1986). Comme le western, le film de pirates a petit à petit disparu des écrans. Une exception toutefois : le récent Pirates des Caraïbes, de Gore Verbinski (2003), avec Johnny Depp en flibustier zombi.

L’esclavagisme

L’esclavagisme remonte à la nuit des temps. Au VIIe siècle, la conquête arabe s’étend vers l’Afrique. La traite des Noirs va se développer parallèlement à cette fulgurante expansion musulmane. Elle connaîtra son âge d’or au XVIIIe siècle : les colons d’Amérique exploitent d’abord la population indienne, puis se tournent vers les côtes africaines. (Dans le film de Jean-François Laguionie, les négriers parlent de “bois d’ébène”)

C’est Victor Schoelcher (1804-1893) qui, dans la foulée de la révolution de février 1848, fait adopter par le gouvernement provisoire l’abolition définitive de l’esclavage, le 27 avril 1848. Il est aujourd’hui difficile de donner un chiffre sur ce fléau qui a dépeuplé des régions entières et qui pourrait avoir touché entre huit et douze millions d’individus.

Lexique marin

  • Moulin à marée : les orphelins font tourner la roue d’un moulin à marée. Les moulins à marée servaient à moudre le grain mais celui du film a été transformé en corderie, ce qui explique qu’on voit les enfants répandre du goudron sur les cordes.
  • Aborder : s’approcher d’un bateau pour s’y amarrer ou monter bord. D’où le cri des pirates : À l’abordage !
  • Accastillage : ensemble de l’équipement nécessaire à la manœuvre du bateau.
  • Aussière : gros cordage composé de trois ou quatre torons* pour amarrer les grands navires.
  • Bâbord : partie gauche du bateau lorsque l’on regarde vers l’avant.
  • Barre : pièce de bois qui tient le bateau dans la direction voulue. Sur La Fortune, il s’agit d’une roue de gouvernail.
  • Border une voile : raidir les écoutes* afin que la voile soit bien tendue, ce qui permet de remonter au vent.
  • Brick : type de navire marchand du XVIIIe siècle et du début du XIXe.
  • Cotre ou Cutter : type de voiliers très rapides apparu au XVIIIe siècle. Ils étaient utilisés par les contrebandiers et les gardes-côtes.
  • Drisse : cordage qui sert à hisser une voile.
  • Écoute : cordage qui sert à fixer le point inférieur d’une voile.
  • Écoutille : ouverture dans le pont pour accéder à l’intérieur du bateau.
  • Équateur : cercle imaginaire autour de la terre, à égale distance des deux pôles.
  • Étrave : partie de l’avant du bateau qui pénètre dans l’eau. L’étrave verticale du Cutter coupe la vague, d’où le nom de ce bateau.
  • Foc : voile triangulaire à l’avant du bateau.
  • Galion : grand navire de charge que les Espagnols utilisaient pour le transport de l’or.
  • Gardes-côtes : marins chargés de surveiller les côtes en temps de guerre ou de s’opposer à la contrebande.
  • Grain : coup de vent violent accompagné d’averse.
  • Haubans : Filins servant à assujettir le mât par le travers.
  • Méridien : demi-cercle joignant les deux pôles
  • Négrier : au XVIIIe siècle, navire armé pour faire la traite, c’est-à-dire le commerce des esclaves sur la côte d’Afrique et leur acheminement jusqu’en Amérique.
  • Parallèle : cercle imaginaire parallèle à l’équateur
  • Pavillon : drapeau indiquant la nationalité d’un navire. Le pavillon noir était celui des pirates.
  • Poupe : partie arrière du bateau.
  • Proue : à l’opposé de la poupe, partie avant d’un navire. La figure de proue est une figure symbolique sculptée et placée au-dessus de l’étrave.
  • Sabords : ouvertures dans la coque d’un navire de guerre pour donner passage à la gueule des canons.
  • Tabac (coup de) : violente dépression avec orage et mer déchaînée.
  • Toron : réunion de fils de chanvre tordus ensemble pour fabriquer les cordages.
  • Tribord : partie droite du bateau lorsque l’on regarde vers l’avant.

Outils

Bibliographie

L’Île de Black Mor, roman et album, Jean-François Laguionie, Ed. Albin Michel, 2004
Cartoons, le cinéma d’animation, 1892-1992, Giannalberto Bendazzi, Ed. Liana Levi, 1991

Vidéographie

L’Île de Black Mor. Distribution ADAV n° 57 611
Le Château des singes. DVD
Gwen et le livre de sable. DVD, VHS, la plus belle édition sur Jean-François Laguionie avec un double DVD qui, en plus du film, propose ses plus beaux courts métrages et deux interviews du cinéaste.

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