Garçon aux cheveux verts (Le)

États-Unis (1948)

Genre : Drame historique

Écriture cinématographique : Fiction

Archives collège, Collège au cinéma 2005-2006

Synopsis

Les policiers du commissariat d’une petite ville américaine tentent en vain de savoir qui est ce jeune garçon d’une dizaine d’années, Peter, trouvé le crâne rasé. Le Dr Evans, psychologue, arrive à le faire sortir de son mutisme et Peter raconte son histoire. Il a eu une vie de jeune américain choyé, jusqu’à ce que ses parents partent pour un long voyage… Il vit ensuite chez des parents divers, puis chez Gramp, un ancien acteur et prestidigitateur un peu mythomane. Celui-ci le présente avec fierté à ses amis.

Lors d’une collecte pour les orphelins de guerre, Peter est frappé par l’image d’un orphelin non identifié qui semble le regarder. Il apprend alors qu’il est lui-même un de ces orphelins. Il réagit violemment, puis prétend le savoir depuis longtemps.

Peu après, en se lavant les cheveux, Peter découvre que ceux-ci sont devenus verts. Gramp lui affirme que le vert étant la couleur de l’espoir et de la paix, mais l’emmène chez le médecin. Le phénomène amuse d’abord Peter, mais il sent très vite peser sur lui le regard des autres. Désespéré, dans la forêt, il voit les orphelins des affiches qui lui expliquent que sa différence lui donne une mission : témoigner des ravages de la guerre.

Agressé par ses anciens camarades qui veulent lui couper les cheveux, puis “trahi” par Gramp qui n’est guère convaincu, il accepte de se faire raser le crâne. La nuit suivante, il s’enfuit.

Evans a convoqué le médecin, la maîtresse d’école et Gramp. La lettre du père de Peter affirme qu’il est bon de mourir pour une bonne cause pourvu que les survivants ne l’oublient pas. Peter part avec Gramp en souhaitant que ses cheveux repoussent verts. Peter supporte l’épreuve puis s’enfuit. Gramp et l’institutrice viennent le chercher. Gramp donne alors à Peter la très belle lettre que son père lui avait écrite avant de mourir. Le vieil homme et l’enfant rentrent au foyer, unis.

Générique

Titre original : The Boy with Green Hair
Réalisateur : Joseph Losey
Scénario : Ben Barzman, Alfred Lewis Levitt, d’après une nouvelle de Betsy Beaton.
Image : Georges Baynes
Conseillers couleurs : Natalie Kalmus, Morgan Padelford
Conseiller visuel : John Hubley
Directeurs artistiques : Alberto D’ Agostino, Ralph Berger
Décors : Darrell Silvera et William Stevens
Montage : Frank Doyle
Costumes : Adele Balkan
Musique : Leigh Harline
Direction musicale : Constantin Bakaleinikoff
Chansons : Nature Boy (Eden Ahbnez), Tread on the Tail of my Coat, Gyp, Gyp, my Little Horse, Eileen Oge, chantées par Pat O’Brien.
Production : Dore Shary (R.K.O.), avec Adrien Scott, puis Stephen Ames
Distribution France : Archéo Pictures
Couleur
Format : 1/1,37
Durée : 1 h 22
N° de visa : 30 925
Date de sortie aux USA : 1950
Date de sortie à Paris : 10 février 1967
Interprétation
Gramp / Pat O’Brien
Dr Evans / Robert Ryan
Miss Brand / Barbara Hale
Peter / Dean Stockwell
Michael / Richard Lyon
le Roi / Walter Catlett
Dr knudsen / Samuel S.Hinds
Mr Davis / Regis Toomey
Mr Piper / Charles Meredith
le coiffeur / David Clarke
red / Billy Sheffield
Danny / John Calkins
Timmy / Teddy Infuhr
Joey / Dwayne Hickman
Peggy / Eilene Janssen
un camarade de classe / Curtis Jackson
Mr Hammond / Charles Arnt

Autour du film

Pour raconter l’histoire de Peter, Losey utilise une série de flash-back introduits par des fondus enchaînés et, fréquemment, par un léger et rapide travelling vers le visage de Peter… Il n’utilise ni le flou ni le tourbillon qui entraîne le spectateur dans un vertige, procédés classiques et plus sophistiqués. Il donne ainsi, au départ du moins, une certaine véracité aux propos de Peter, d’autant que le spectateur ne demande qu’à savoir ce que fait dans un commissariat un enfant au crâne rasé. En même temps, enchâssé dans ces divers retours au présent du commissariat, le récit de Peter prend un caractère romanesque que rappelle le dialogue : “C’est une longue histoire… difficile à croire…” Le caractère subjectif de ce récit est souligné par le choix des emplacements de caméra, des angles de prise de vue : la quasi-totalité du récit ne concerne que ce que voit, entend Peter, ce à quoi il assiste physiquement.

La société nous regarde…

Fréquemment et surtout dans les premières scènes montrant l’enfance de Peter, la caméra reste à hauteur de ce qui est censé être le regard de Peter, comme lorsque arrive le télégramme dont il saura ensuite qu’il annonce la mort de ses parents. Ce pourrait être un simple “truc” de mise en scène, mais Losey indique là l’essentiel de ce qu’il veut montrer et dire. Dès le début, en nous cachant le corps (et le crâne rasé) de Peter derrière les corps des policiers, Losey pose d’emblée le vrai sujet du film : le regard des autres (policiers, psychologue), du spectateur sur Peter. Immédiatement, le Dr Evans, en changeant la lumière et en faisant se déplacer Peter vers un autre siège, il rend Peter visible à ses yeux comme à ceux du spectateur : Peter peut parler, tant est puissant son besoin d’être vu, dans tous les sens de ce terme : entendu, compris, accepté, reconnu… Que se passe-t-il lorsque Peter découvre ses cheveux verts ? Il n’en croit pas ses yeux, plus précisément son image dans le miroir. Il attribue cette image à la couleur du savon dont il s’est servi. Simple gag ? Le savon ordinaire (blanc) n’y change rien. Peter ne retrouve pas l’image socialement admise d’un petit garçon américain « normal »… Il prend son parti de sa différence, s’amuse à grimacer devant le miroir. Losey aurait pu faire découvrir visuellement par Gramp la couleur des cheveux de Peter. Au contraire, il choisit de faire annoncer la nouvelle par Peter. Gramp, le dos tourné, croit à une facétie, précisant qu’il est “la seule et unique personne au monde” à avoir les cheveux verts. C’est le regard ahuri et incrédule de Gramp qui fait douter Peter. Soudain, il ne voit plus dans le miroir l’image physique d’un enfant aux cheveux verts qu’il pouvait interpréter comme plaisante et ludique, mais une image renvoyée par un regard “socialisé”. Quoique magicien, artiste, créateur de mondes imaginaires, Gramp a quelque chose du Saint Thomas du Nouveau testament : il suppose que Peter s’est teint les cheveux, qu’un nouveau lavage viendra à bout de la supercherie, s’interroge sur la santé physique de ce fils adoptif, se lance une hypothèse improvisée et farfelue… Peter se sent d’autant plus trahi que Gramp est un manipulateur, un imaginatif et le ramène la plate réalité sociale et commune.

Autre regard : celui de “l’orphelin non identifié” de l’affiche. Regard que l’on retrouvera multiplié lorsque Peter se trouvera dans la forêt, face aux orphelins de guerre. Image mentale sans soute, mais qu’importe : les regards l’accusent de ne pas s’accepter tel qu’il est. Enfant aux cheveux verts, orphelin lui-même, refusant d’affronter le regard des autres. Autres regards enfin, ceux des camarades d’école de Peter qui refusent en quelque sorte de regarder cet enfant “anormal” – pas dans la norme, plus exactement.

Couper, déchirer…

Cette somme de regards cumule dans la séquence de la coupe des cheveux de Peter, où se croisent une multitude de regards : ceux de la société (les notables, médecin, commerçants…), ceux des ex- condisciples de Peter derrière la vitre (et quelques passants), de Gramp, gêné de sa trahison, du coiffeur, purement et stupidement professionnel jusqu’au bout des ongles…

Entre les deux, la déchirure : lorsque Peter refuse de s’identifier à l’orphelin inconnu, puis accepte sa situation en la recollant maladroitement, après avoir entendu le discours charitable de Mlle Brand, ou lorsqu’il décide de recoller la lettre du père : rien n’empêchera cette déchirure, cette souffrance, semble nous dire Losey, mais le geste de recoller les morceaux, d’une vie, d’une personnalité, est au cœur du Garçon aux cheveux verts.

Vidéos

L’exposition des orphelins à l’école

Catégorie :

« L’exposition et la révélation » par Jacques Aumont

Pistes de travail

Un récit qui semble prendre plusieurs directions

Le Garçon aux cheveux verts traite-t-il de plusieurs sujets ? Raconte-t-il plusieurs histoires ?
S’agit-il de celle d’un orphelin qui souffre de la disparition de ses parents et a du mal à s’adapter au monde des adultes ?
Ou bien le film conte-t-il l’histoire fantastique, à la fois cruelle et merveilleuse d’un jeune garçon qui se réveille un matin avec des cheveux verts ?
Ou le film est-il un message poétique et humain lancé par le réalisateur Joseph Losey et le personnage qu’il ment en scène, le jeune Peter ? Quel rapport établissez-vous, d’après le film et ce qui arrive à Peter, entre ses cheveux verts et le fait qu’il est orphelin de guerre ?Entre cette couleur de cheveux et la nécessité de lutter pour la paix ?

Comment les personnages peuvent-ils aider Peter ?

Selon vous, parmi les divers personnages que rencontre Peter lors de son trajet, lesquels lui permettent de sortir de ses difficultés et du sentiment d’être abandonné et incompris ?
Gramp ? Mlle Brand ? Le Dr Evans ? Le médecin ? Les orphelins de guerre ? Ses camarades de classe ?… Sont-ils tous aussi efficaces ?

Évoluent-ils au cours du film ? Quels sont ceux qui n’évoluent pas ?

Comment le regard des autres vous change

Qu’est-ce qui fait que Peter, d’abord surpris et amusé par la belle coloration verte de ses cheveux, en viendra-t-il à vouloir revenir à sa couleur “naturelle”, puis à accepter de faire disparaître sa superbe chevelure ?
Repérez ce qui, dans le film, plus que dans les dialogues, montre l’importance du regard des autres. Le moindre détail, un regard inquiet de Gramp sortant avec Peter lorsque ses cheveux sont devenus verts… Cela vaut-t-il seulement pour Peter, confronté à celui de Gramp, du laitier, des fillettes, de ses camarades de classe, etc. ?
Repérez comment les autres personnages agissent en fonction du regard des autres, de leur jugement moral, du “qu’en-dira-t-on ?”. Le laitier… Celui qui fournit l’eau… Le médecin… Autres encore…
Observer particulièrement qui regarde et qui ne regarde pas Peter lors de la coupe des cheveux… Qui soutient ou non le regard de Peter… Comment son propre regard change au cours de la scène…

Un film en technicolor presque sans couleurs…

On utilise rarement la couleur, au cinéma, pour qu’elle ne se voie pas, surtout lorsque le Technicolor est un atout important du cinéma, surtout en 1948. Tous les films n’étant pas en couleur à cette époque, la couleur étant réservée aux films dits « à grand spectacle » (westerns, aventures, fantastique, merveilleux, grands films d’amour et de passion…). Remarquez comment Joseph Losey a utilisé la couleur sans chercher à en “mettre plain la vue” au spectateur.
La couleur verte est le sujet même du film impossible de réaliser le Garçon aux cheveux verts en noir et blanc. En dehors d’elle, quelles sont les autres couleurs fréquentes dans le film ?
Quand et où apparaît la couleur verte ?
Que signifie-t-elle pour les personnages du film ?
Pourquoi cette couleur des cheveux de Peter entraîne-t-elle la peur puis la haine des habitants de cette petite ville américaine ?

Fiche réalisée par Joël Magny
7 octobre 2005

Expériences

Exclusion, intolérance et racisme

Rien de grave… Sauf que j’ai les cheveux verts !...”
Comment un film dont le propos est d’abord l’exclusion individuelle dans une petite ville américaine passe-t-il à un message universel contre la guerre ?

Le mot de racisme n’est jamais prononcé dans Le Garçon aux cheveux verts. Il y pourtant la phrase lancée par un des garçons de l’école : “Et si ta sœur l’épousait un jour ?” (sous entendu, ce garçon différent). Phrase qui marque les limites extrêmes de la tolérance : on peut accepter – et encore ! – l’Autre – le Noir, l’Arabe, le Latino, le Turc, le Juif, le Tzigane -, mais pas qu’il mêle son sang à celui de la famille (voire du clan). Mais les cheveux verts ne constituent pas une race, notion qui implique une hypothétique nature biologique comportant des gênes particuliers. C’est le sens du comptage des enfants par couleur de cheveux par Mlle Brand, où l’on trouve, parmi les minorités, un enfant aux cheveux verts et un autre aux cheveux roux, à égalité…

C’est beaucoup plus l’intolérance qui est au centre du Garçon aux cheveux verts, notion qui fut largement débattue par les philosophes et politiques des Lumières, au XVIIIe siècle. Pourtant, selon Umberto Eco, dans Cinq questions de morale (Grasset & Fasquelle, 2000 ; Le Livre de poche, “Biblio-Essais”, 2003), l’intolérance n’est pas seulement culturelle et religieuse : “L’intolérance pour le différent ou l’inconnu est aussi naturelle chez l’enfant que l’instinct de vouloir posséder ce qu’il désire. L’enfant est éduqué peu à peu à la tolérance, tout comme il est éduqué peu à peu à la propriété d’autrui, , mais bien avant encore, au contrôle de ses sphincters. Malheureusement, si tous parviennent à la maîtrise de leur corps, la tolérance reste un problème éducatif permanent des adultes, car la vie quotidienne nous expose sans cesse au traumatisme de la différence. Les spécialistes étudient souvent les doctrines de la différence, mais pas assez l’intolérance sauvage, parce qu’elle échappe à toute définition et à toute prise critique. Pourtant, ce ne sont pas les doctrines de la différence qui produisent l’intolérance sauvage : elles exploitent un fond préexistant.”

Cheveux verts et maccarthysme

Le Garçon aux cheveux verts n’est pas un film “sur” le maccarthysme, mais sa naissance s’est située au début de cette fameuse “chasse aux sorcières” et le film en porte indirectement la trace. Le climat préexistait et le film en est aussi le reflet à travers le regard des “petites gens” de la ville.

En mai 1938 est créé la House Commitee on Un-American Activities (HUAC) qui vise Franklin Delano Roosevelt, le New Deal et l’intervention de l’État dans la politique et l’économie. Protester contre la montée nazisme, organiser des collectes pour les réfugiés espagnols ou juifs – ce que faisaient aussi des organisations conservatrices -, rendait “un-american”…

Une première commission s’attaque au monde du théâtre, mais John Ford fait déjà entendre sa voix de conservateur humaniste : “Puis-je exprimer de tout mon cœur mon désir de coopérer avec toutes mes forces à la ligue antinazie de Hollywood. Si cela est être communiste, alors j’en suis !”

Le Président Truman succède à Roosevelt en 1945. C’est la Guerre froide, l’affrontement des blocs Est/Ouest, l’arrivée au pouvoir de Mao Zedong en Chine (1949) et les premiers essais nucléaires en URSS. En 1950, le sénateur républicain Joseph McCarthy, en 1950, impute aux “rouges” infiltrés au Département d’État l’échec de la guerre de Corée. La commission distingue “témoins amicaux”, qui dénoncent le communisme. Les autres donnent lieu à l’établissement de la liste des “Dix d’Hollywood” : ils se retranchent derrière le premier amendement de la constitution, mais ils feront de la prison.

Une seconde commission, en 1951-1952, frappe principalement Hollywood. Beaucoup utilisent cette fois le cinquième amendement : “Nul ne sera tenu de témoigner contre lui-même dans une affaire criminelle.” Les délateurs cherchent des excuses dans la conjoncture politique (Edward Dmytryk, Budd Schullberg, Sterling Hayden, Elia Kazan, Clifford Odets…). S’instaure alors la fameuse “liste noire”, celle des scénaristes et cinéastes que les producteurs d’Hollywood s’engagent à ne plus faire travailler : Ben Barzman, John Berry, Jules Dassin, Dashiell Hammett, Lilian Hellman, Abraham Polonsky, Dalton Trumbo…). Certains, comme Joseph Losey (ou Chaplin), ne regagnent pas les USA. Certains scénaristes réussiront à travailler sous des noms d’emprunt : en 1956, Le Pont de la rivière Kwai (1956) reçoit l’Oscar du meilleur scénario attribué au seul Pierre Boulle, alors qu’il est surtout l’œuvre de l’œuvre de deux blacklisted, Carl Foreman et Michael Wilson, non crédités au générique. En revanche, après bien de difficultés, Kirk Douglas obtient, en 1958, que le nom de Dalton Trumbo figure au générique de Spartacus, de Stanley Kubrick …

Outils

Bibliographie

Le livre de Losey, Michel Ciment, Ed. ramsay, 1986.
L'Oeil du Maître, textes réunis et présentés par Michel Ciment
Joseph Losey, Institut Lumière / Actes Sud, 1994.

Le Garçon aux cheveux verts, Marie-Claude Mercier, Fiche pédagogique sur le film, Ligue Française de l'Enseignement, La Revue du Cinéma/Image et son, hors série, n° 308bis, programmation 1976-1977, 1976.
Le mélodrame et le corps de l'acteur dans Le Garçon aux cheveux verts Raphaëlle Costa de Beauregard, in L'Univers de Joseph Losey, sous la direction de Denitza Bantcheva, Ed. Corlet-Télérama, coll. “CinémAction”, n° 96, Condé-sur-Noireau, 2000.
Regarde, Maman, pratiquement pas de noir et blanc ! et Ainsi vous voulez que votre enfant soit acteur !, Joseph Losey, in L'Oeil du maître, 1948.

The inquisition in Hollywood : Politics in the Film Community, 1930-1960, Larry Ceplair et Steven Englund, Anchor Press, 1980. (en anglais)
La grande menace : le cinéma américain face au maccarthysme, Gilles Laprévotte, Michel Luciani et Anne-Marie Mangin, Trois Cailloux, 1990.
Les communistes de Hollywood, Thom Andersen et Noël Burch, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 1994.

L'âge d'or des studios, Douglas Gomery, Cahiers du cinéma-Ed. de l'Etoile, 1987.

Esthétiques du Technicolor in La couleur en cinéma, Jean-Loup Bourget, Cinémathèque française-Mazotta, 1995.

Vidéographie

Le Garçon aux cheveux verts. Distribution ADAV n° 49 007
Le Garçon aux cheveux verts. DVD, Zone 2, Éditions Montparnasse, Collection RKO, VO et VOSTF, Présentation de Serge Bromberg. (Réservé au cadre familial)

Films

Exilés d'Hollywood (Les) de Clara Kuperberg, Robert Kuperberg
Joe Le Magnifique de Philippe Saada