Ernest et Célestine

Belgique, France, Luxembourg (2012)

Genre : Conte

Écriture cinématographique : Film d'animation

École et cinéma 2014-2015

Synopsis

Dans le monde conventionnel des ours, il est mal vu de se lier d’amitié avec une souris. Et pourtant, Ernest, gros ours marginal, clown et musicien, va accueillir chez lui la petite Célestine, une orpheline qui a fui le monde souterrain des rongeurs. Ces deux solitaires vont se soutenir et se réconforter, et bousculer ainsi l’ordre établi.

Générique

Réalisation : Benjamin Renner, Stéphane Aubier,  Vincent Patar
Scénario : Daniel Pennac, d’après les albums de Gabrielle Vincent
Musique : Vincent Courtois
Montage : Fabienne Alvarez-Giro
Production : Les Amateurs
Distribution : Studiocanal
Sortie en France : 19 décembre 2012
Durée : 1 h 16
Voix
Lambert Wilson
Pauline Brunner
Anne-Marie Loop

Autour du film

Interview du réalisateur (extrait du dossier de presse, voir rubrique Outils) :


Pourquoi, selon vous, les livres de la collection Ernest et Célestine, que l’on pourrait croire réservée
exclusivement aux petits, touchent-ils autant les adultes ?

 Quand je lis un livre, je n’ai pas un regard d’adulte ou d’enfant. Je le découvre pour ce qu’il est, sans jugement a priori. Ce qui est frappant dans les albums d’Ernest et Célestine, c’est l’importance de la tendresse entre les personnages, et ce rapport à l’enfance qui est si bien représenté dans ces dessins et ces situations. Ernest a un côté enfantin même si il représente l’adulte. Les personnages sont en fait deux enfants. Tout est remarquablement bien «senti». Ce ne sont pas des histoires classiques, mais des «petits morceaux de vie». Quand j’ai rencontré le neveu de Gabrielle Vincent, il m’a raconté que toutes les histoires d’Ernest et Célestine sont en fait des moments qu’elle avait vécus, où qu’ils avaient vécus ensemble. Dans l’album Ernest et Célestine et la cabane, les deux personnages se construisent une cabane dans la forêt. Et bien, Gabrielle Vincent a justement fait cela avec ses quatre jeunes neveux et nièces. Elle avait un rapport à l’enfance qui était très fort, et quand elle s’occupait de ces enfants, elle leur consacrait pleinement sa journée. On sent cela dans ses livres, cette impression de se trouver dans une sorte de cocon douillet. C’est un univers tendre dans lequel on se sent en sécurité, où l’on comprend que l’amitié qui unit Ernest et Célestine ne pourra jamais être détruite par quoi que ce soit.

Les poses des personnages sont remarquablement réussies dans les albums. Elles sont justes et émouvantes sans jamais tomber dans les clichés du «mignon». Vous êtes-vous beaucoup référé à ces attitudes des personnages des albums en abordant l’animation de certaines scènes ?

Oui. De nombreuses poses sont directement inspirées de celles des livres. Nous avons également respecté la mise en image très théâtrale des albums. On n’y voit jamais de plongées ni de contre-plongées, de gros plans ni d’effets dramatiques. Gabrielle Vincent focalisait tout sur les personnages et leurs poses. Le dynamisme de la mise en scène du film est apporté par les actions des personnages, par leur animation et par la composition des décors. Beaucoup de scènes rendent hommage aux albums.

Vous venez d’expliquer comment vous avez abordé la mise en scène du film, mais aviez-vous certaines références en tête ? Par certains aspects – la grande silhouette protectrice d’Ernest à côté de la petite Célestine, la cohabitation de deux mondes – on songe parfois à MON VOISIN TOTORO de Miyasaki…

Je suis extrêmement attentif aux films d’animation japonais, et plus largement au cinéma nippon de prises de vues réelles. Tous les Miyasaki ont servi de référence : TOTORO, KIKI LA PETITE SORCIÈRE dont l’héroïne est, comme Célestine, un peu perdue au milieu de la ville… J’ai été influencé aussi par L’ÉTÉ DE KIKUJIRO de Takeshi Kitano, qui m’a servi de déclic pour appréhender les rapports entre Ernest et Célestine. Le personnage que joue Kitano dans ce film est un adulte qui est resté un peu puéril, et qui se retrouve avec un enfant sur les bras sans savoir comment s’en occuper… J’ajoute que j’ai été également influencé par les films d’animation de mon enfance, les courts métrages de Disney ou même les films que René Goscinny a produits lui-même, comme LES DOUZE TRAVAUX D’ASTÉRIX et LA BALLADE DES DALTONS. Ces films m’avaient touché par leur liberté narrative.

Outils

Le site du film :
www.ernestetcelestine-lefilm.com/index.php?lng=fr

Dossier de presse, images et vidéos sur le site du distributeur :
www.studiocanal.fr/cid29430/ernest-et-c%E9lestine.html

Interview et Making of :

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