Cyclone à  la Jamaïque

Angleterre, États-Unis (1965)

Genre : Aventure

Écriture cinématographique : Fiction

Collège au cinéma 2013-2014

Synopsis

XIXe siècle. A la suite d’un terrible cyclone qui s’est abattu sur la Jamaïque, un couple de planteurs anglais décide de mettre ses enfants à l’abri en les envoyant par bateau en Angleterre. Mais leur navire est attaqué par des pirates qui, sans le savoir, embarquent les enfants avec le butin. Chavez, le chef des pirates, les prend sous sa protection et instaure avec eux une relation ambiguë, à l’image de la tendresse coupable que lui inspire la fille aînée. Sur terre, la rumeur court que les enfants ont péri dans l’abordage. La flotte anglaise décide alors de se lancer à la poursuite des pirates…

Générique

Titre original : A High Wind in Jamaica
Réalisation : Alexander Mackendrick
Scénario : Stanley Mann, Ronald Harwood, Dennis Cannan d’après le roman de Richard Hughes
Image : Douglas Slocombe
Musique : Larry Adler
Production : 20th Century-Fox, John Croydon
Distribution : Swashbuckler Films
Couleurs
Durée : 1h44
Interprétation :
Anthony Quinn / Chavez
James Coburn / Zac
Deborah Baxter / Emily Thornton
Gert Frobe / le capitaine hollandais
Lila Kedrova / Rosa
Nigel Davenport / Mr Thornton

Autour du film

Cyclone à la Jamaïque (A High Wind in Jamaica, 1965) est sans doute l’un des plus beaux titres de l’histoire du cinéma anglais et du cinéma d’aventures, et bien plus que cela. Sa beauté réside dans son étrangeté, son ambigüité, sa poésie élégiaque et ses bouleversantes ruptures de tons. Ce qui aurait pu être un banal film de pirates destiné au jeune public devient grâce au talent de Mackendrick (qui signe ici son meilleur film avec Le Grand Chantage récemment ressorti sur les écrans français) et ses scénaristes Stanley Mann et Ronald Hartwood un conte initiatique fiévreux et sensuel où la mort rode et que l’on peut sans exagération comparer aux Contrebandiers de Moonfleet et à La Nuit du chasseur.

Olivier Père / arte.tv septembre 2012

 

(…) Le film s’attache aux rapports entre ces jeunes âmes et la bande de pirates qui les embarque par erreur. Les enfants inventent mille jeux qui dérèglent la vie à bord, réveillent la superstition des marins en imitant des funérailles en mer ou en retournant la figure de proue du navire, immobilisant le bateau en libérant son ancre… Sans transition aucune, tel l’enfant du rire aux larmes, l’action bascule sans cesse de l’insouciance au drame, du mouvement à l’immobilité…

Un des grands charmes du film est de montrer l’enfance en groupe, de saisir sur le vif des gamins d’âge et de maturité différents. L’aînée, Margaret, se trouve peu à peu à l’écart et semble provoquer la gêne depuis qu’un des pirates l’a entraînée dans sa cabine. Les plus petits ne songent qu’à jouer. Emily est dans un entre-deux, l’enfance en elle s’éloigne déjà. Dans le roman, Hugues écrit : « Elle pouvait vivre des semaines entières dans une heureuse inconscience… Mais en même temps elle savait, sans aucune espèce de doute, au fond de son être elle savait… qu’elle était condamnée, qu’il n’y avait jamais eu personne de si méchant qu’elle depuis le commencement du monde. » Cette conscience n’est pas traduite dans le film par le dialogue ou la voix off mais par des regards, des attitudes, la relation ambigüe qu’Emily noue avec Chavez, le chef des pirates : elle le mord subitement avant de lui demander pardon, elle lui promet l’enfer puis, quand elle est blessée, se fait dorloter par lui. Et MacKendrick a encore renforcé la complexité de cette relation telle qu’elle ressortait du roman…

Jean-Dominique Nuttens / Positif mai 2011

Vidéos

Analyse thématique

Catégorie :

La place de « Cyclone à la Jamaïque » dans les films de pirates.


Analyse : Stéfan Krzesinski
réalisation : Jean-Paul Dupuis

Les enfants en danger

Catégorie :

Pris en otages par des pirates, un groupe d’enfants découvre les dangers d’une telle situation.

Outils

Swashbuckler Films (Dossier de presse)

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