L’ÉDUCATION AUX IMAGES VUE PAR LES YOUTUBEURS

Le CNC aide les créateurs vidéo !

CNC Talents accompagne et soutient les projets de vidéos et de chaînes (unitaire, série, fiction, docu, tuto, podcast…) et le partage de la cinéphilie.

LE CINÉMA DANS LE PROJET DE CLASSE

Le cinéma s’affirme comme un outil d’apprentissage, à la croisée de toutes les disciplines, qui s’inscrit dans les programmes qui permettent l’acquisition des compétences du socle commun, les parcours d’éducation artistique et culturelle et citoyens. Proposé à la fois dans École et Cinéma et Collège au cinéma, Adama, fable historique avec une esthétique d’animation singulière a été choisi comme expérimentation de cette nouvelle rubrique, rédigée avec un Inspecteur qui situe le film dans les programmes et réunit pistes d’activités pédagogiques.

POURSUIVRE LA DÉCOUVERTE

Plongez avec La Tortue rouge, film d’animation proposé depuis l’école primaire jusqu’au baccalauréat, et 4 autres nouveautés École et cinéma.

Un programme de 2 documentaires de Werner Herzog intègre cette année Collège au cinéma parmi 4 autres nouveautés.

« En tout cas, on peut dire que le soviet éponge… » OSS117 entre dans le programme Lycéens et apprentis au cinéma avec 8 autres nouveautés.

Folimage nous dévoile les secrets de la 3D utilisés pour la réalisation de Phantom Boy. Découvrez toutes les clefs du cinéma !

QUI SOMMES-NOUS ?

Transmettrelecinema est un outil conçu par le CNC et LUX Scène nationale de Valence pour accompagner les dispositifs de sensibilisation au cinéma : 450 films et 550 cinéastes à découvrir, des ressources pour les enseignants, élèves, étudiants et tous les amateurs du 7ème art.

Atelier
Les effets spéciaux d’Adama

  • Intervenants : Valentin « TEURK » Béchade, Plasticien, Scénographe, Performeur Antoine Delacharlery, Créateur d’effets spéciaux, Réalisateur
  • Durée : de 1h30 à 2h selon la durée des modules.
  • Objectif : Faire prendre conscience des étapes, des métiers et de la maîtrise qui sont impliqués dans la fabrication d’effets visuels d’un film. Rendre visible différents champs magnétiques.
  • Matériel à fournir : Diffusion image (vidéoprojecteur), 2 tables + 2 chaises.
  • Matériel fourni : Vidéoprojecteur (si la salle n’en dispose pas), ordinateur portable, multiprise, matériel de chimie, limaille de fer, magnet.

Les intervenants

Valentin Béchade: Artiste peintre issu de la génération des graffeurs des années 90, Valentin « TEURK » Béchade libère sa créativité en expérimentant le magnétisme grâce au travail du fer et des ferrofluides. Il décortique et met en scène les ondes magnétiques et entre progressivement dans l’essence de la matière. Avec une disqueuse, il grave et sculpte sur l’acier puis récupère la limaille pour se jouer des champs magnétiques et rendre palpables les énergies invisibles qui animent la matière. À l’aide d’aimants super puissants, il donne forme et figure à des oeuvres singulières, atypiques, originales et modernes. Il nourrit ses créations des phénomènes induits par la dynamique des fluides et les réactions de surface. Fasciné par les microphénomènes physiques, et la géométrie aléatoire à l’oeuvre, TEURK atteste de la constante volonté d’indiquer d’autres échelles, de détourner les regards vers d’autres signaux, comme autant de nouvelles grilles de lecture du monde qui nous entoure. TEURK fait partie du groupe Accrétion et Chemical Bouillon avec lesquels il réalise des performances, Des vidéos expérimentales et des films à partir des techniques de manipulations chimiques et magnétiques qu’il a mises au point. Entre rapport de force et apprivoisement délictueux, il garde tout de sa pratique graffiti : l’énergie, le geste, le vertige. En 2015, il se lance dans l’aventure ADAMA et crée, aux côtés d’Antoine Delacharlery, les effets spéciaux spectaculaires du film grâce à sa technique des ferrofluides.

Antoine Delacharlery: Après avoir étudié l’animation 3D, Antoine Delacharlery est passé au court métrage et aux arts digitaux. Son travail utilise la 3D et différentes techniques de tournage, le numérique et l’expérimentation DIY. Il cherche à construire des ponts entre le réel, le rêve et l’organique. Exposant une polyvalence totale, il est également habile à explorer de nombreuses techniques différentes : optique, électronique, expérimentation graphique et le travail manuel. En 2010, il a reçu le prix SCAM pour son film de fin d’études de Supinfocom Telegraphics. Il a ensuite travaillé sur de nombreux projet, avant de réaliser Ghost Cell en 2015.

Déroulé

Sous forme de discussion

  • Explication et développement du story-board aux images du film fini
  • Visionnage d’une séquence avec effets spéciaux Séquence de la tempête de sable dans le film ADAMA
  • À quelles étapes interviennent les prises de vue filmées d’effets exceptionnels ?

Mise en application

  • Démonstration et manipulation de différents effets spéciaux par les intervenants
  • Manipulation de différents effets spéciaux par les élèves

 

Atelier
La musique et le son d’Adama

  • Intervenants : Pablo Pico, Compositeur. Yan Volsy, Créateur de l’univers sonore, compositeur.
  • Durée : de 1h30 à 2h selon la durée des modules « fabrication »
  • Objectif : Faire prendre conscience des étapes, des métiers et de la maîtrise (au sens où rien n’est laissé au hasard) qui sont impliqués dans la fabrication de la bande sonore d’un film.
  • Matériel à fournir : Diffusion image et son (vidéoprojecteur + amplification stéréo adaptée à la salle de l’atelier), table + 2 chaises, 1 pied de micro, 1 multiprise.
  • Matériel fourni : Microphone, ordinateur portable, carte son, câbles, instruments de musique (flûte et kalimba).

Les intervenants

Pablo Pico: Compositeur, arrangeur et musicien né en 1983, Pablo Pico étudie d’abord la batterie et la percussion classique au Conservatoire avant d’apprendre le saxophone, la clarinette et le piano en autodidacte. Il joue et enregistre dans des formations jazz (X’tet Bruno Régnier) et classiques (Les Siècles), et participe aussi à des aventures scéniques (Cie Off, la Belle Image). En 2007, il suit le cours de composition de musique de films de l’École Normale de Musique de Paris et compose ses premières musiques de film pour les courts métrages d’animation de la prestigieuse Ecole des Gobelins. Par la suite, il compose pour de multiples courts-métrages dont LA MARCHE de Simon Rouby, réalisateur d’ADAMA. En 2011, il est récompensé au Festival Soundtrack de Cologne pour la musique du court-métrage DRIPPED de Léo Verrier. En 2012, il est repéré par la Berlinale qui l’intègre au Talent Campus et le sélectionne pour la Score Competition, où il fait la rencontre du compositeur japonais Ryuichi Sakamoto. En 2013, il fait parti du jury SACEM au Festival Premiers Plans d’Angers et reçoit les conseils de Bruno Coulais et Benoît Jacquot. En 2014, il compose la musique de son premier long métrage OUT OF EDEN, réalisé par Séverine Pinkasfeld, avec la participation du Quatuor Voce et de la chanteuse Gaëlle Méchaly. Et c’est en 2015 qu’il compose la musique du long métrage d’animation ADAMA de Simon Rouby et collabore avec le rappeur Oxmo Puccino.

Yan Volsy: Musicien « malgré lui » depuis son plus jeune âge, ingénieur du son et compositeur autodidacte, Yan Volsy assemble et rassemble depuis 1995 des sons et notes de musique pour toutes sortes de projets scéniques et audiovisuels. Sa rencontre avec l’animation date de 2006 avec le début de sa collaboration avec l’école La Poudrière de Valence, marquée en 2011 par le prix de la meilleure musique originale au Festival de Clermont-Ferrand pour le film M’échapper de son Regard, de Chen Chen. Il mène conjointement à la composition une activité de monteur son et de designer sonore, toujours au service de la narration sonore associée aux images. Avec le musicien et compositeur Pablo Pico, complice de longue date, il crée en 2017 le duo « YeP ».

Filmographie sélective :

  • Un Homme est Mort, long-métrage Les Armateurs/Arte (musique)
  • Adama, long-métrage Naïa Production/France Télévisions (supervision sonore)
  • L‘Homme le plus petit du Monde, série France Télévisions (musique et son)
  • En Sortant de l’Ecolesaisons 2, 3 et 5, collection courts-métrages Tant Mieux Prod/France Télévisions (supervision sonore et musicale)
  • Iahmès et la grande Dévoreuse, court-métrage XBO Films/France Télévisions (musique et son)
  • Chez Moi, court-métrage Papy 3D/Arte (musique et son)
  • Mlle Kiki et les Montparnos, court-métrage Trois Ours/Arte (supervision sonore)

Déroulé

Sous forme de discussion

  • Quels sont les éléments qui constituent la bande son d’un film ? Écoute/visionnage d’une même scène avec le mixage complet puis : voix seules, musiques seules, bruitages seuls, ambiances seules. Chacun de ces éléments sonores constitue une étape de création, répond à un objectif narratif ou émotionnel, fait intervenir différents métiers.
  • À quelles étapes intervient le compositeur ? La musique dans le scénario (dialogue compositeur-scénariste-réalisateur), l’écriture (maquettes et partitions), la production (écoute comparative maquette et musique enregistrée mixée).
  • Au fur et à mesure : Exploration de la session de « montage son » du film Les nombreuses pistes audio, l‘idée de couches sonores pour fabriquer un seul objet sonore ou musique, les catégories de sons, et diffusion des petits making-of présentant l’enregistrement des voix, des musiques et des bruitages.
  • Démonstration fabrication sonore de deux séquences : La caverne (enregistrement de la flûte Peul puis mixage dans la réverbération) et la tempête de sable (design sonore avec un micro et un synthétiseur).

Mise en application

  • Fabrication par les enfants de quelques bruitages : Synchroniser des pas, des mouvements, des « présences ».

Atelier : Création de voix et naissance des personnages
dans un film d’animation

• Intervenante : Marie Bureau, Direction artistique et casting.
• Durée : de 1h30 à 2h selon la durée des modules « fabrication ». À prévoir, 30 à 45 minutes pour l’installation (et la vérification du bon fonctionnement du matériel sur place).
• Objectif : Découvrir les étapes, métiers et outils techniques, impliqués dans la fabrication de la création vocale d’un film animation, sous le prisme d’Adama.
• Matériel à fournir : Diffusion image et son (vidéoprojecteur + amplification stéréo adaptée à la salle de l’atelier), table + 1 chaise pour l’intervenante, 1 multiprise, câble HDMI pour le vidéo-­‐projecteur si nécessaire.
• Matériel fourni : Microphone, pied de micro, pare-­‐son, ordinateur portable avec logiciel Pro Tools et Capella, carte son, câbles, bandes rythmo.

L’intervenante : Marie Bureau est Directrice Artistique, et Comédienne spécialisée dans la voix. Elle a collaboré à différents documentaires et projets artistiques pour le cinéma et la télévision ; parmi les plus récents, Albert, Petit Malabar, La Cabane à Histoires, Adama. D’autres projets de long-­métrages d’animation sont en cours et émergeront courant 2018 et 2019. Adamaétait son premier long-métrage d’animation. Elle y a casté puis dirigé tous les comédiens présents dans le film. De l’esprit du réalisateur jusqu’à leur concrétisation physique et vocale sur l’écran de cinéma, comment naissent, évoluent et vivent les personnages ? Dans cette rencontre participative qu’elle animera à l’issue de la projection, ou lors des ateliers proposés, venez découvrir les enjeux artistiques du casting et de la direction d’acteur, vus sous le prisme d’Adama.

Déroulé
Sous forme de discussion, et de présentation de quelques modules vidéo choisis :
• Qu’est‐ce qu’un « Directeur Artistique » ?
• Quels sont les enjeux artistiques du casting et de la direction d’acteur, vus sous le prisme d’Adama ?
• Quelle est la différence entre un doublage et une création de voix ?
• De l’esprit du réalisateur jusqu’à leur concrétisation physique et vocale sur l’écran de cinéma, comment naissent, évoluent et vivent les personnages ?
• Quels sont les éléments indispensables qui constituent l’univers sonore d’un film ? (Visionnage d’exemples précis du film) Une voix seule peut-­elle suffire ? (Découverte des différents métiers liés à l’univers sonore d’Adama)

Mise en application
• Qu’est-­‐ce qu’un story­‐board? (Découverte du story‐board original de Simon Rouby)
• Comment passe-­t-­on du story-­board à l’animatic ? À quoi sert l’animatic ? (Visionnage)
• Quelle est la différence entre un enregistrement de voix basé sur l’animatic, et un enregistrement de voix réalisé sur une image définitive ? (Enjeux du jeu de comédien et de la synchronisation labiale, découverte de la bande rythmo)
• Enregistrement avec les élèves d’une scène dialoguée, d’une scène d’ambiance, et de « réactions » (course, marche, rires, chute, etc…), sur animatic ET sur bande rythmo.

Et si nous avons le temps… À la découverte de l’Audiodescription
• Qu’est-­ce que l’Audiodescription ? (Ouvrir sur l’accessibilité de ses métiers)
• Quel est le rôle de la voix audiodescriptive ? Écoute d’une scène d’Adama (yeux fermés ou bandés), proposée comme une expérience sensorielle, et permettant de prendre la pleine mesure du travail de Pablo Pico (Compositeur) et Yann Volsy (Designer sonore).
• Après écoute, que faut-­il – ou non – décrire ?

> voir la vidéo « Les voix »

Les pistes d’activités à partir du film

Développer sur une temporalité courte, à partir d’un cahier des charges précis, la pédagogie de projet est très présente dans les nouveaux programmes de collège, ainsi qu’en lycée. Dans les deux cas, elle cherche à développer l’autonomie de l’élève. Ces projets peuvent être mis en oeuvre dans le cadre d’une discipline, d’un enseignement pratique interdisciplinaire (EPI) ou dans celui d’une liaison interdegré (cm2-6ème, 3ème-2nde).

Les Projets disciplinaires
Français : Après avoir isolé une séquence d’une longueur signifiante et possédant une autonomie, rédiger le journal imaginaire d’Adama (3ème).
• Arts plastiques : À partir de photogrammes tirés d’Adama, mettre en perspective les différentes ambiances chromatiques avec les moments du récit (4ème).

Les Projets interdisciplinaires
EPI français-histoire géographie-anglais : Comment des civilisations éloignées se retrouvent-elles en contact en temps de guerre, et quelle forme prend cette rencontre ?
EPI français-histoire géographie-musique : Comment la ville peut-elle être le creuset d’échanges culturels permettant l’émergence de nouvelles formes artistiques ?

Les Projets interdegrés
Cm2-6ème : La guerre, vue par les yeux d’un enfant.
3ème-2nde : Comment le récit et la poésie dénoncent-ils la guerre ?

Les Pistes de recherche
Thème 1 (histoire-géographie) : La « force noire » pendant la première guerre mondiale (3ème).
Thème 2 (arts plastiques, éducation musicale) : Les « arts nègres », au lendemain de la 1ère guerre mondiale (cycle 4).
Thème 3 (lettres, arts plastiques) : La 1ère guerre mondiale, source d’inspiration pour les artistes et les écrivains, au début du 21ème siècle.

Inscription d’Adama
dans le parcours d’éducation artistique et culturelle

Par la richesse de son matériau plastique et sonore, Adama a pour vocation d’illustrer ce parcours. On ne se limitera pas aux arts plastiques ou à l’éducation musicale : en français, on pourra être attentif à la variété des formes narratives mises en jeu par le scénario (épopée, récit initiatique, conte, fable).
> voir l’atelier « La musique et le son d’Adama »
> lire les retours d’expérience des enseignants (PDF)

Inscription d’Adama dans le parcours citoyen

Les parcours éducatifs constituent, du point de vue de l’établissement, des propositions prenant appui sur les programmes des différentes disciplines. Du point de vue de l’élève, ils permettent une appropriation progressive de connaissances, tout au long du cheminement, de la 6ème à la 3ème. Un « journal de bord » ou l’application Folios permettent de garder une trace de cette construction.

Le message humaniste contenu dans Adama peut être étudié aussi bien en cours de langue, d’histoire, de philosophie ou de français. Dans cette discipline, il s’agira notamment de mettre en évidence le discours sur l’altérité qui est développé parallèlement au périple du personnage. On s’intéressera notamment aux clichés, idées reçues et autres représentations qui sont ici mises en lumière, dans le contexte très particulier de la France coloniale.
> voir la vidéo « Décors et ferrofluides »

Inscription d’Adama dans les programmes

En Français
> voir la clef pour le cinéma sur « Le cadre et les fonctions du cadre »
> voir la clef pour le cinéma sur « La profondeur de champ »

CYCLE 3
• CM1/CM2 : Héros / héroïnes et personnages.
Vivre des aventures.
Se découvrir, s’affirmer dans le rapport aux autres.
• 6ème: Récits d’aventures
Résister au plus fort : ruses, mensonges et masques
> voir la fiche du CNC « Les personnages »

CYCLE 4
• 5ème : Se chercher, se construire – Le voyage et l’aventure : pourquoi aller vers l’inconnu.
Vivre en société, participer à la société – Avec autrui : familles, amis, réseaux.
Agir sur le monde – Héros / héroïnes et héroïsmes.
• 4ème : Vivre en société, participer à la société – Individu et société : confrontations de valeurs ?
Regarder le monde, inventer des mondes – La fiction pour interroger le réel.
Questionnement complémentaire : la ville, lieu de tous les possibles ?
• 3ème: Vivre en société, participer à la société – Dénoncer les travers de la société.
Agir sur le monde – Agir dans la cité : individu et pouvoir.

En Langues
• 6ème
: Voyages et migration.
• Cycle 4: Rencontres avec d’autres cultures.

En Histoire-géographie
• Cm2
 : La France, des guerres mondiales à l’Union européenne.
• 4ème : Thème : L’Europe et le monde du 19ème au 20èe siècle. Les logiques de la colonisation.
• 3ème : Des espaces transformés par la mondialisation : l’Afrique de l’ouest.
L’Europe, un théâtre majeur des guerres totales » (1915-1945). Civils et militaires dans la 1ère GM.
> voir l’extrait « L’enfer de Verdun »
> voir l’extrait « L’embrigadement des tirailleurs »
> voir la fiche du CNC « La grande guerre et les tirailleurs »

En Arts plastiques
• Cycle 3-cycle 4
 : La représentation plastique et les dispositifs de représentation : la ressemblance, les différentes catégories d’images, la mise en regard et en espace, la prise en compte du spectateur, de l’effet recherché.
La fabrication et la relation entre l’objet et l’espace. L’espace en 3 dimensions.
La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre. Les effets du geste et de l’instrument, la matérialité et la quantité de la couleur.
La conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique.
Le numérique en tant que processus et matériau artistiques (langages, outils, supports).
L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur. Les métissages entre arts plastiques et technologies numériques.
> voir l’atelier « Les effets spéciaux d’Adama »
> voir la clef pour le cinéma sur « La mise en couleurs »
> voir la clef pour le cinéma sur « La 3D »
> voir la fiche du CNC « Réalisateur et génèse »
> voir la vidéo « Les sculptures »

En Éducation musicale
• 6ème : Écouter; comparer et commenter. Décrire et comparer des éléments sonores venus de contextes culturels différents, identifier les ressemblances et différences entre deux extraits, associer la découverte d’une œuvre à des connaissances construire dans d’autres matières.
Échanger, partager et argumenter. Exprimer ses goûts au-delà de son ressenti immédiat, argumenter un point de vue sur la musique.
• Cycle 4 : Réaliser des projets musicaux d’interprétation ou de création. Définir les caractéristiques musicales d’un projet, puis en assurer la mise en œuvre.
Écouter, comparer, construire une culture musicale et artistique. Situer et comparer des musiques de styles proches ou éloignés dans l’espace, mettre en lien des caractéristiques musicales et des marqueurs esthétiques avec des contextes historiques, techniques et culturels.
Explorer, imaginer, créer et produire. Réutiliser certaines caractéristiques d’une œuvre pour nourrir son travail.
> voir l’atelier « La musique et le son d’Adama »
> voir la vidéo « Musique (avec Oxmo Puccino) »
> voir la vidéo « Bruitages et création sonore »

Le cinéma dans le projet de classe : Adama

Une fresque historique revue par l’imaginaire du conte

Le film suit le cours d’un récit d’apprentissage et d’un conte initiatique, suivant Adama qui, lancé à la recherche de son frère, s’ouvre au monde des adultes en une suite d’épreuves qui symbolisent la perte de l’innocence et son accession à la maturité.

+ voir : La place du cinéma dans le collège réformé (PDF)

Aux croisements de l’animation et des arts plastiques

Inspiré du parcours d’un tirailleur sénégalais lancé vers le champ de bataille de Verdun, Simon Rouby réussit pour son premier long métrage une mise en scène aux partis pris singuliers, aux croisements de l’animation et des arts plastiques. Ses personnages, modelés en sculpture de terre, scannées et animées en 3D offrent une impression brute à laquelle s’ajoute l’utilisation de liquides magnétiques, au rendu hyperréaliste, pour les scènes d’explosion : les ferrofluides.

+ voir : Les domaines

Réalisme et imaginaire

Dans le film s’opposent le réalisme des images et de la situation historique vécue par Adama à travers la France de la Grande Guerre, et une dimension imaginaire et onirique proche du conte. La réalité historique et l’imaginaire du conte entrent en tension, pour créer un récit dynamique avec d’une part une précision documentaire, d’autre part des visions proches du cinéma fantastique, ou des hallucinations qui permettent de mettre à distance l’insupportable récit de la guerre.

+ voir : Les programmes

Réalisme et authenticité documentaire

Le récit historique balaye, avec un sens remarquable de l’évocation et une grande précision descriptive, plusieurs événements relatifs à la Grande Guerre : l’exil, la France du début du 20e siècle, la tragédie de Verdun, le recrutement des tirailleurs en Afrique. Les personnages évoluent dans de grands tableaux évocateurs, qui ne sont pas éloignés d’une forme de photoréalisme, les plans et les cadrages peuvent évoquer, d’une certaine manière, des images, peintes épousant au plus près l’atmosphère et la topographie , des décors et des milieux reconstitués.

+ voir : Le parcours citoyen

DM_Adama_WEB_acc-14

Symboles, présages et montage magique

Le film développe un registre poétique notamment des cadrages sur les yeux d’Adama, des rituels magiques et croyances du village. L’oiseau – dont le cri rompt la cérémonie – puis qui accompagne Adama tout au long du film, fait basculer le récit au cœur des croyances sacrées des Dogons et d’un savoir occulte, fait de symboles et de présages, uniquement accessible à des maîtres initiés.

+ infos : Le parcours d’éducation artistique et culturelle

Masques et illusions

Un motif revient au long du film : celui des masques. Dès la cérémonie du début, l’un des danseurs, qui incarne le génie initiateur, porte un masque traditionnel qui reviendra ensuite et agit tout au long du film comme une ponctuation visuelle.

+ infos : Pistes d’activités à partir du film

Sans-titre-1

ATELIER « Création de voix et naissance des personnages dans un film d’animation »

Sans-titre-1

ATELIER « La musique et le son d’Adama »

Capture-d’écran-2018-04-27-à-16.47.11

ATELIER « Les effets spéciaux d’Adama »

Inscription d’Adama dans les domaines

Au collège, les domaines définissent les compétences et les connaissances qui doivent être maîtrisées à l’issue de la scolarité obligatoire. Ces domaines sont au nombre de cinq ; un film comme Adama permet de travailler plusieurs compétences à l’intérieur de chacun d’entre eux.

Domaine 1 : les langages pour penser et communiquer
– Comprendre le message d’Adama en utilisant la langue française à l’oral et à l’écrit, ou en utilisant une langue étrangère.
– Comprendre les langages des arts et du corps représentés dans le film.
> voir la clef pour le cinéma sur le « Décor / figure / fond »
> voir la clef pour le cinéma sur « La citation »

Domaine 2 : les méthodes et outils pour apprendre
– Utiliser les outils numériques pour faire partager le résultat de son travail sur Adama.
– Utiliser les médias et les outils numériques pour faire des recherches autour du film et de son contexte.
> lire les retours d’expérience des enseignants (PDF)

Domaine 3 : la formation de la personne et du citoyen
– Découvrir l’expression de la sensibilité, des opinions, et respect des autres à travers Adama.
– Prendre le film comme point d’appui pour développer la réflexion et le discernement.
> Inscription d’Adama dans le parcours citoyen

Domaine 4 : les systèmes naturels et les systèmes techniques
– S’inspirer des techniques du film pour concevoir, créer et réaliser.
> voir l’atelier « Réaliser un film avec son Smartphone »

Domaine 5 : les représentations du monde et l’activité humaine
– Utiliser Adama pour se repérer dans l’espace et dans le temps.
– Découvrir dans le film les représentations du monde.
> voir l’extrait « L’embrigadement des tirailleurs »

Le Jour le plus Court – Fête du court métrage

LES 19, 20 ET 21 DÉCEMBRE LE COURT MÉTRAGE EST EN FÊTE

Le Jour le plus Court est une fête populaire et participative qui a pour objectif de promouvoir le court métrage dans tous les lieux et sur tous les écrans. Tous participent au Jour le plus Court – Fête du court métrage : salles de cinéma, écoles, médiathèques, institutions publiques, associations, lieux culturels divers, festivals, en France et à l’international !

Il s’agit d’une manifestation gratuite.

Pour participer, il vous suffit de vous inscrire sur le site internet www.lejourlepluscourt.com (date limite d’inscription le 15 novembre 2014)