OCELOT Michel

réalisateur

Biographie

Né en 1964 sur la Côte d’Azur, de parents enseignants, Michel Ocelot passera une partie de son enfance en Guinée. Cette période l’a profondément marqué et il en garde le souvenir d’un monde harmonieux d’une grande beauté. A son retour en France, à  Angers, il se considère comme  » un émigré malheureux « .

Après des études d’art à  l’école des Beaux-Arts de Rouen, il intègre l’école nationale supérieure des arts décoratifs à  Paris puis s’envole pour Los Angeles (California Institute of the Arts). Ses débuts dans la profession sont marqués par la réalisation de Gédéon, en 1976, une série pour la télévision. Mais les difficultés rencontrées au sein de la production convainquent Michel Ocelot de travailler en indépendant. Il s’attelle ainsi à  la réalisation d’un court-métrage personnel, Les trois inventeurs, achevé en 1979, une oeuvre d’une profonde originalité dans laquelle le réalisateur manifeste les qualités et les choix esthétiques (délicatesse de l’animation, raffinement pictural) qui caractériseront l’ensemble de son oeuvre. L’histoire de cette famille victime de l’obscurantisme de leurs contemporains, animé en papier gaufré, représente aux yeux de Michel Ocelot, son chef d’oeuvre à  ce terme.

Ses courts métrages suivants seront régulièrement distingués par des sélections et des prix dans les festivals internationaux : César pour La Légende du pauvre bossu (1982), sélection officielle au festival de Cannes pour Les quatre voeux (1987) notamment.

Michel Ocelot revient à  la réalisation pour la télévision en 1986 avec La princesse insensible puis Ciné Si en 1989 : un cycle de courts-métrages en ombres découpées auquel Les contes de la nuit succède en 1992. L’année suivante, le producteur Didier Brunner lance Michel Ocelot dans l’aventure du long métrage. Réalisé dans la précarité, le dessin animé Kirikou et la sorcière, inspiré de l’enfance africaine de son auteur, est achevé en 1988. Le film rencontre un succès inattendu : 1, 2 millions d’entrées en 14 mois. Le public et la critique s’en emparent, faisant de Kirikou un véritable film-phénomène, étendard d’une alternative nationale aux productions commerciales américaines. Il est récompensé par le Grand prix international du film d’animation au festival d’Annecy en 1999. Le réalisateur passe subitement d’un quasi-anonymat à  la reconnaissance publique. Les sollicitations se multiplient : Michel Ocelot adapte les courts-métrages de Ciné-Si pour une sortie en salles sous le titre Princes et princesses en 2000. En 2005, il réalise une nouvelle aventure de Kirikou pour le cinéma, Kirikou et les bêtes sauvages, qui dépassera le nombre d’entrées en salles du premier volet. En 2006, il choisit de travailler en 3D pour son film Azur et Asmar.

Filmographie

Courts métrages et séries

  • 1979 Les Trois inventeurs
  • 1982 La Légende du pauvre bossu
  • 1987 Les Quatres Voeux
  • 1992 Les Contes de la nuit

Longs métrages

  • 1998 Kirikou et la Sorcière
  • 2000 Princes et Princesses
  • 2005 Kirikou et les bêtes sauvages
  • 2006 Azur et Asmar
  • 2011 Les contes de la nuit
  • 2012 Kirikou et  les hommes et les femmes 

Mise à jour le 24 octobre 2014