McCAREY Leo

réalisateur

Biographie

Fils d’un père irlandais et d’une mère française, Leo McCarey grandit dans une atmosphère catholique. Il étudie le droit puis exerce des petits métiers. De 1918 à 1932, il est l’assistant de Tod Browning. En 1921, il tourne son premier long-métrage, une comédie satirique : Society secrets. De 1923 à 1929, engagé par le producteur Hal Roach de la Paramount, il dirige et supervise 300 courts-métrages comiques de quinze à trente minutes, dont ceux de Laurel et Hardy.

En 1929, Leo McCarey réalise seul son premier long-métrage, The Somophore. Sa carrière démarre véritablement avec Le Roi de l’arène (1932), son premier succès. Il signe alors un contrat avec la Paramount. Il dirige les Marx Brothers dans La Soupe au canard (1933), satire anti-militariste, qui contient la célèbre scène du miroir sans glace. McCarey emploie Mae West et l’orchestre de Duke Ellington dans Belle of the nineties (1934). L’Extravagant M. Ruggles (1935) rompt avec le burlesque pour faire place à la comédie sentimentale, proche du style Capra. Charles Laughton s’y révèle remarquable en maître d’hôtel européen gagné aux valeurs démocratiques de l’Amérique. Plus sombre, Make way for tomorrow (1937), adapté du roman de Joséphine Lawrence, raconte la séparation progressive d’un vieux couple, incarné par Victor Moore et Beulah Bondi, due à l’égoïsme de ses enfants.

Quatre ans plus tard, Leo McCarey quitte la Paramount et rejoint la Columbia. Il réalise The Awful truth (1937), une comédie dont la touche spirituelle est magistralement servie par Cary Grant. Le public lui réserve un triomphe. Love affair (1939) transforme une romance en comédie dramatique autour du couple Charles Boyer et Irene Dunne. McCarey passe alors à la RKO. Going my way (1943), dont McCarey écrit également le scénario, signe un nouveau mélodrame dont le héros est un prêtre interprété par Bing Crosby. Le succès du film décide le réalisateur à lui donner une suite avec Les Cloches de Sainte-Marie (1945) où le même acteur donne la réplique à Ingrid Bergman transformée pour l’occasion en mère supérieure.

McCarey dirige Gary Cooper dans un film également dominé par les bonnes intentions, Good Sam (1948). Après My son John (1952) dont le tournage est compliqué par la mort brutale de Robert Walker, McCarey entre à la Fox. An affair to remember (1957) est un remake de Love affair, avec Cary Grant et Deborah Kerr. La Brune brûlante (1958) met Paul Newman aux prises avec la comédie loufoque. La cinéaste achève sa carrière avec The Devil never sleeps (1961), une adaptation du roman de Pearl S. Buck.

Filmographie

Filmographie sélective

  • 1929 Red hot rhythm
  • 1929 Sophomore (The)
  • 1930 Let's go native
  • 1930 Part time wife
  • 1930 Wild company
  • 1931 Indiscreet
  • 1931 L'Imprudente
  • 1932 Kid from Spain (The)
  • 1933 Duck soup
  • 1934 Belle of the Nineties
  • 1934 Six of a kind
  • 1934 Three little pigskins  
  • 1935 Ruggles of Red Gap
  • 1936 Milky way (The)
  • 1936 Soupe au lait
  • 1937 Awful Truth (The)
  • 1937 Cette sacrée vérité
  • 1937 Make Way for Tomorrow
  • 1938 Love Affair
  • 1938 Elle et lui
  • 1942 Once Upon a Honeymoon
  • 1943 Going my way
  • 1944 Passport to destiny
  • 1945 Bells of St. Mary's (The)
  • 1945 Les Cloches de Sainte-Marie
  • 1948 Good Sam
  • 1948 Ce bon vieux Sam
  • 1952 My son John  
  • 1957 An Affair to Remember
  • 1957 Elle et lui
  • 1958 Rally' round the flag, boys !
  • 1961 Satan never sleeps

Outils

Ouvrages thématiques

  • Leo McCarey, Le burlesque des sentiments, collectif, Cinémathèque Française, 1998
  • Leo McCarey : From Marx To McCarthy, 2004, de Wes D. Gehring