LALOUX René

dessinateur, écrivain, marionnettiste, peintre, réalisateur, scénariste

Biographie

(1929-2004)

Né à  Paris le 13 Juillet 1929, il exerce divers métiers tout en s’adonnant à  la peinture. En 1955, il est moniteur à  la clinique psychiatrique de Cour Cheverny. Un de ses spectacles de théâtre de marionnettes et d’ombres chinoises qu’il monte avec les malades se transforme en film 16mm acheté par Frédéric Rossif. Suit Les Dents du singe, film animé en papier découpé. En 1964, René Laloux réalise Les Temps morts avec Topor. Puis toujours avec Topor, il anime et réalise Les Escargots.

Avec les producteurs Valio et Damiani, René Laloux réalise La Planète sauvage qui sort en 1973. Le film remporte le prix spécial du jury à  Cannes. En 1977, avec Michel Gillet, René Laloux monte un studio à  Angers pour mettre en chantier un long métrage inspiré de dessins de Caza : Les hommes machines, d’après un roman d’Andrevon. Mais faute d’argent, ce projet ne dépassera pas les 10 minutes. En 1977, René Laloux décide de réaliser Les Maîtres du temps d’après un roman de Stefan Wul : L’Orphelin de Perdide.

En 1996, à  la faveur du  » premier siècle du cinéma « , il publie Ces dessins qui bougent, une somme sur cent ans de cinéma d’animation. Dans cet ouvrage subjectif, entre manifeste et auto-portrait où il distingue les  » conteurs  » et les  » peintres « , il n’hésite pas à  porter quelques jugements parfois à  contre-courant, avec son franc-parler coutumier. Sa plume le conduira par la suite vers le pamphlet : Au secours !… je suis né et à compte d’auteur en 2000, suivi l’année suivante de Et alors ! Le futur c’est pour quand ? second volume de pensées, aphorismes et maximes qui suivent un chemin escarpé où le moraliste s’égare parfois dangereusement.

Renouant avec la pédagogie en dirigeant un temps le Département d’imagerie numérique du CNBDI d’Angoulême, Laloux s’était définitivement installé sur les remparts de la cité charentaise. C’est dans son appartement-atelier, entouré de ses toiles récentes, que je lui rendis une dernière visite amicale, une semaine avant sa mort, survenue le 14 mars 2004. Nous avions notamment parlé de Un monde tout neuf, son nouveau projet de long métrage d’animation.

Il meurt le 14 Mars 2004.
Gilles Ciment

Filmographie

  • 1957 Tic-Tac (cm)
  • 1958 Les Achalunés (cm)
  • 1960 Les dents du singe (cm)
  • 1964 Les temps morts (cm)
  • 1965 Les escargots, avec Topor (cm)
  • 1973 La planète sauvage
  • 1975 Le Jeu (cm)
  • 1977 Les Hommes machines (Pilote)
  • 1982 Les ma'eetres du temps
  • 1984 La Ma'eetrise de la qualité (cm)
  • 1985 La Prisonnière (cm)
  • 1987 Comment Wang Fo fut sauvé (cm)
  • 1987 Gandahar Mise à jour le 13 mai 2009