HARARI Arthur

réalisateur, scénariste

Biographie

Né en 1981, Arthur Harari est un réalisateur et acteur français. Petit-fils de l’acteur Clément Harari (1919-2008), acteur et metteur en scène français ayant fait débuter Antoine Vitez et Maurice Garrel au théâtre après la libération, Arthur Harari est issu d’une famille biberonnée au cinéma. Le cadet, Lucas, a été jusqu’ici le modèle de toutes les fictions d’Arthur – par exemple des courts et moyens métrages remarqués comme La Main sur la gueule ou Peine Perdue. Dessinateur, il a fourni les croquis de Diamant noir, tourné à la caméra numérique Red par l’ainé de la fratrie, Tom, chef-opérateur ayant travaillé notamment avec Katell Quillévéré (Suzanne).

Étudiant, Arthur Harari fréquente la fac de Saint-Denis sous la houlette exigeante de la documentariste Claire Simon et s’agrège à une petite bande de cinéastes tels que Virgil Vernier, Shanti Masud et Justine Triet, réalisatrice de La Bataille de Solférino dans lequel Arthur Harari incarne le rôle d’un avocat.

En 2005, il réalise son premier court-métrage Des jours dans la rue, dans lequel Christian (Christian Chaussex), une quarantaine d’années, seul, sillonne Paris et la banlieue à pied, à la recherche de travail, mais n’en trouve pas. Il renonce à chercher, mais continue de marcher, sans but, jusqu’à l’épuisement. 

En 2007, son deuxième film, La Main sur la gueule (Grand Prix du Festival de Brive et Lutin du meilleur court métrage) tente de décrire en près d’une heure les âpres retrouvailles entre un père (Christian Chaussex, vu depuis dans « Michael Kohlhaas » d’Arnaud des Palières) et son fils (Bruno Clairefond, souvent présent dans des rôles à deux visages) sous le regard de la petite amie (Shanti Masud, depuis passée principalement à la réalisation) de ce dernier.

En 2013, Arthur Harari réalise Peine perdue (Grand Prix du court métrage au Festival Entrevues de Belfort 2013) son deuxième court-métrage, qui aborde les complexités de la séduction sur un fond d’environnement bucolique, aquatique et champêtre. Rodolphe (Nicolas Granger) observe au loin le jeune Alex (Lucas Harari) qui tente de se rapprocher de Julia (Émilie Brisavoine), une parisienne en vacances avec une amie (Aude Louzé). Par empathie mais aussi par goût étrangement malsain du jeu de dupes, Rodolphe propose son aide (et son expérience) à Alex lors d’un concert en pleine nature (concert en « live » puisque les personnages dansent sur « Comment ça se danse », de Bertrand Belin, qui interprète le musicien dans le film). Le trio nouvellement créé ne sera qu’éphémère, planant comme une ombre sur la totalité du film : le postulat de départ (comment séduire quand on est timide) se met au service des relations interpersonnelles, chassant les premières attirances, fébriles et maladroites, au profit de rapprochements plus « triviaux ».

En 2015, Arthur Harari réalise Diamant noir, un premier long-métrage dans lequel Pier Ulmann (Niels Schneider) vivote à Paris, entre chantiers et larcins qu’il commet pour le compte de Rachid (Abdel Hafed Benotman), sa seule « famille ». Son histoire le rattrape le jour où son père est retrouvé mort dans la rue, après une longue déchéance. Bête noire d’une riche famille de diamantaires basée à Anvers, il ne lui laisse rien, à part l’histoire de son bannissement par les Ulmann et une soif amère de vengeance. Sur l’invitation de son cousin Gabi (August Diehl), Pier se rend à Anvers pour rénover les bureaux de la prestigieuse firme Ulmann. La consigne de Rachid est simple : « Tu vas là-bas pour voir, et pour prendre. » Mais un diamant a beaucoup de facettes…

Filmographie

Réalisateur et scénariste
• 2005 Des jours dans la rue (court-métrage)
• 2007 La Main sur la gueule
• 2013 Peine perdue (court-métrage)
• 2015 Diamant noir

Acteur
• 2013 La bataille de Solférino de Justine Triet
• 2017 Le lion est mort ce soir de Nobuhiro Suwa

Outils

Interview d’Arthur Harari par Format court, revue spécialisée dans la promotion des films de courts-métrages, disponible à cette adresse :
http://www.formatcourt.com/2014/05/arthur-harari-pour-moi-le-ridicule-est-un-element-essentiel-de-la-dramaturgie-la-noblesse-dun-personnage-est-decuplee-si-sa-part-de-ridicule-est-integree-et-prise-en-compte/